Fini l’insalubrité à Lomé… l’ANASAP déploie de grands moyens. Le Togo cité comme exemple en Afrique Subsaharienne en matières d’éducation… Toutes les informations dans la revue du 17 avril 2026 sur Actu Lomé…
Le Togo est cité comme un exemple en Afrique subsaharienne… en matière d’éducation
L’UNESCO vient de publier son rapport mondial sur l’éducation. Moins d’enfants non scolarisés. Plus d’étudiants à l’université. Les chiffres sont impressionnants. Mais derrière cette bonne nouvelle, il y a une autre réalité : des filles qui décrochent, des diplômés qui ne trouvent pas de travail, des universités saturées. Ce matin, on regarde les deux faces du tableau.
Parlons de ce qui fonctionne (les progrès)
Le Togo fait partie des pays qui ont réduit leur taux d’enfants non scolarisés d’au moins 80% depuis 2000. C’est considérable.
Le taux d’achèvement du primaire est passé de 72% en 2015 à 87% en 2024. Au secondaire, les inscriptions ont bondi : 220% de croissance pour le premier cycle, 390% pour le second cycle.
L’enseignement supérieur a triplé son taux de scolarisation en 14 ans. Le Togo devance aujourd’hui plusieurs pays de la région, avec un taux brut de scolarisation supérieur de 10 points à celui de l’Ouganda et de 5 points à celui du Burkina Faso.
Ces progrès sont le fruit de réformes : suppression des frais de scolarité au primaire en 2008, puis au secondaire en 2021. Le gouvernement a aussi mis en place un système de bourses généreux : environ 90% des étudiants des universités publiques en bénéficient. Sur le papier, c’est une réussite.
Mais le rapport pointe aussi des zones d’ombre. Et elles sont importantes.
Premier défi : l’écart entre les sexes se creuse. Au secondaire supérieur, l’écart entre les filles et les garçons est passé de 8,5 points en 2000 à 21,5 points en 2024, en défaveur des filles. Plus on monte dans le système, plus les filles disparaissent.
Deuxième défi : la qualité de l’encadrement. À l’Université de Lomé, on compte un enseignant pour 127 étudiants. L’objectif national était de 102 pour un. Les salles sont surchargées, les enseignants débordés.
Troisième défi, et peut-être le plus grave : l’employabilité. Huit diplômés sur dix se trouvent en situation de sous-emploi cinq ans après la fin de leurs études. Les programmes sont jugés trop théoriques et mal adaptés aux besoins du marché du travail.
Le rapport le dit clairement : ‘Les étudiants abandonnent à cause d’une préparation insuffisante, d’un manque d’orientation et d’une mauvaise qualité d’enseignement.' »
À qui profitent les bourses ? Autre point préoccupant : l’équité.
Le système de bourses, pourtant généreux, profite massivement aux plus riches. Le rapport indique que 81% des étudiants de l’enseignement supérieur viennent des deux quintiles les plus aisés. Autrement dit, les enfants des familles pauvres sont largement exclus.
Les bourses représentent 36% des dépenses du ministère de l’Enseignement supérieur. C’est le deuxième poste budgétaire. Mais elles ne sont pas basées sur le revenu, mais sur l’âge et le mérite. Résultat : l’argent public finance surtout l’éducation des privilégiés.
Le rapport souligne que si ce soutien financier a contribué à abaisser les barrières, il menace la viabilité financière du secteur à long terme. »
« Alors, que retenir de ce rapport ?
D’un côté, le Togo a fait des progrès réels et impressionnants. Moins d’enfants exclus de l’école, plus de jeunes qui accèdent à l’université. Les réformes ont porté leurs fruits.
Mais de l’autre côté, ces progrès cachent des faiblesses structurelles. L’école forme-t-elle vraiment les jeunes pour le marché du travail ? À voir le taux de sous-emploi, la réponse est non. L’école est-elle équitable ? Les chiffres sur les bourses et l’écart filles-garçons disent le contraire.
Le rapport GEM 2026 résume bien la situation : ‘Une expansion rapide soulève des questions sur l’équité et la qualité.’ C’est là que se situe le prochain défi pour le Togo : transformer cette expansion quantitative en croissance inclusive et de qualité. »
Le chemin vers une éducation de qualité reste semé d’embûches. Assurer l’adéquation entre la formation et l’emploi, réduire les inégalités d’accès, améliorer l’encadrement : voilà les chantiers prioritaires.
Plus de détails : https://actulome.com/education-togo-afrique-subsaharienne-rapport-gem-2026/
L’Université de Lomé vient vers toi
Au Togo, Université de Lomé a lancé une tournée nationale pour accompagner les élèves de Terminale dans leur orientation.
Depuis le 16 avril, des équipes composées d’enseignants et de responsables administratifs parcourent plusieurs localités du pays, notamment dans les régions Maritime, des Plateaux et Centrale.
Objectif : expliquer aux futurs bacheliers les différentes filières disponibles, le système Licence-Master-Doctorat, mais aussi les débouchés et les possibilités de bourses.
À travers cette initiative, l’université veut réduire le manque d’information, surtout chez les élèves des zones éloignées, et les aider à faire des choix plus éclairés pour leur avenir.
Sur le terrain, l’impact est déjà visible : plusieurs élèves se disent désormais rassurés et mieux préparés à entrer à l’université.
Plus de détails : https://actulome.com/universite-de-lome-sur-le-terrain-futurs-bacheliers/
Maintenant à Lomé, on nettoie les rues avec les machines
Dans la capitale togolaise Lomé, ANASAP passe à l’action pour améliorer la propreté des grandes artères.
Face aux limites des moyens utilisés jusque-là, l’agence a décidé de déployer des balayeuses mécaniques pour nettoyer efficacement les routes.
Jusqu’ici, le travail était souvent fait à la main, avec des balais et des brouettes, exposant les agents à des conditions difficiles, entre poussière, circulation et forte chaleur.
Avec ces nouvelles machines, le nettoyage devient plus rapide, plus efficace et moins risqué. Équipées de systèmes d’aspiration et de brosses rotatives, elles permettent aussi de réduire la poussière en humidifiant légèrement les routes.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte marqué par l’arrivée des pluies et la dégradation de l’état des voies, avec pour objectif d’améliorer le cadre de vie des habitants.
Plus de détails : https://actulome.com/anasap-controle-des-grandes-avenues-de-lome/
Insécurité au Sahel : le Togo passe à l’action
Le Togo accueillera le 18 avril prochain à Lomé une réunion stratégique de haut niveau consacrée au Sahel.
Objectif : redéfinir son engagement face aux défis sécuritaires dans cette région marquée par la montée du terrorisme et les tensions géopolitiques.
Cette rencontre réunira plusieurs acteurs, notamment des pays du Sahel, des organisations internationales et des représentants de la société civile. Elle permettra de présenter la nouvelle stratégie togolaise pour la période 2026–2028.
Dans un contexte où la menace s’étend progressivement vers les pays côtiers, le Togo veut renforcer la coopération régionale et adapter ses réponses aux nouvelles réalités du terrain.
À travers cette initiative, le pays ambitionne aussi de jouer un rôle clé dans la promotion du dialogue et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.
Plus de détails : https://actulome.com/le-togo-devoile-sa-nouvelle-strategie-pour-le-sahel/
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