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Prix de l’essence en 2026 : l’État paiera 14,2 milliards pour protéger votre pouvoir d’achat

Prix de l'essence en 2026

Dans un contexte de volatilité mondiale des prix de l’essence en 2026, le gouvernement togolais a choisi de poursuivre, mais de rationaliser, sa politique de soutien aux prix à la pompe. Une enveloppe de 14,2 milliards de FCFA est prévue cette année pour amortir le choc pour les ménages, malgré les pressions pour une suppression pure et simple.

Un filet de sécurité budgétisé, mais en nette baisse

La décision est actée dans les prévisions financières de l’État : 14,2 milliards de FCFA seront injectés en 2026 pour subventionner l’essence, le gasoil et le pétrole lampant. Cet effort vise explicitement à « préserver le pouvoir d’achat » des Togolais, en particulier des plus vulnérables, face à l’instabilité des cours internationaux.

Toutefois, cette enveloppe marque un recul significatif par rapport aux 25 milliards dépensés en 2025, reflétant une volonté affichée de rationalisation budgétaire.

L’équation politique : résister aux pressions du FMI pour une « vérité des prix »

Cette politique de subventions généralisées place le Togo dans une position délicate vis-à-vis de ses partenaires financiers, notamment le Fonds Monétaire International (FMI). L’institution plaide régulièrement pour la suppression de ces subventions jugées coûteuses et peu ciblées. Elle recommande une « vérité des prix » à la pompe, couplée à des mécanismes de soutien direct et ciblé vers les ménages les plus pauvres.

Le gouvernement togolais, quant à lui, affiche une « approche équilibrée », cherchant à concilier discipline budgétaire et stabilité sociale, dans un contexte où une flambée des prix des carburants serait immédiatement inflationniste.

Les prix de l’essence en 2026 figés en deçà du marché

Concrètement, cette subvention maintient artificiellement les prix en dessous de leur coût réel sur le marché international. Les tarifs actuels restent donc gelés :

Pour les automobilistes, les transporteurs et les ménages utilisant le pétrole lampant, cette politique représente un coût évité immédiat. Cependant, elle reporte une partie de la facture sur le budget national, alimentant un débat récurrent sur l’efficacité et la justice sociale de ce mécanisme.

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