À Kégué Zogbedzi, dans la commune du Golfe 1, un nouvel épisode violent d’expulsion forcée a jeté des familles à la rue ce mardi 20 janvier 2026. Ce nouvel incident ravive les traumatismes d’une capitale en proie à de récurrents conflits fonciers.
Le calme du quartier a été violemment rompu par l’irruption d’un individu se présentant comme le nouveau propriétaire de plusieurs parcelles. Selon de multiples témoignages recueillis sur place, rapportées par Impartial Actu, les opérations ont été d’une brutalité saisissante : des portes d’habitations ont été défoncées à la barre à mine, et les effets personnels des occupants jetés pêle-mêle à l’extérieur, sous le regard choqué des voisins.
Les familles expulsées, prises de court, ont vécu des heures de peur et d’incompréhension, décrivant une intervention musclée et intimidante. Ce cas de litiges fonciers n’est malheureusement pas un cas isolé à Kégué Zogbedzi. Il y a environ trois ans, le quartier avait déjà été le théâtre de tentatives d’expulsion similaires, créant un climat de panique durable.
La colère et le sentiment d’injustice sont d’autant plus vifs parmi les occupants qu’ils affirment détenir des droits légitimes. Ils déclarent avoir acquis leurs parcelles il y a plusieurs années auprès d’un vendeur, toujours vivant, qui détient lui-même des documents fonciers. Pour eux, le différend porte sur l’interprétation de ces titres et non sur une occupation anarchique. Ils assurent que l’affaire est déjà pendante devant la justice et qu’aucune décision d’expulsion n’a été rendue par un tribunal, ce qui rendrait l’intervention de la matinée illégale.
Cette affaire locale illustre de manière dramatique l’ampleur de la crise foncière qui mine le Togo. Conflits familiaux, ventes multiples d’une même parcelle, falsification de documents et lenteur des tribunaux : le système est à bout de souffle.
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