Chargement…
--°CLomé, TG
Publicité
Bannière GILF
TOGO

Togo : Marguerite Gnakade en grève de la faim ? Ce que l’on sait

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
4 août 2026 3 min de lecture
Arrestation de Marguerite Gnakadé : L'ancienne ministre toujours détenue

L’ancienne ministre des Armées du Togo, Essossimna Marguerite Gnakade, aurait entamé une grève de la faim depuis le 27 juillet 2026 dans son lieu de détention.

Selon des informations rapportées par nos confrères de L’Alternative, cette décision intervient alors que son dossier continue de cristalliser les attentions sur la liberté d’expression et le traitement des opposants dans le pays. Une situation préoccupante qui ravive les tensions politiques.

Une figure passée du pouvoir à la contestation

Marguerite Gnakade a marqué l’histoire politique du Togo en devenant la première femme à diriger le ministère des Armées entre 2020 et 2022. Une position clé qui faisait d’elle l’une des figures les plus influentes du régime. Mais après avoir quitté le gouvernement, son discours a radicalement évolué. Elle a multiplié les critiques acerbes contre le président Faure Gnassingbé, appelant même à une alternance politique.

Publicité
Bannière GILF

Cette bascule a scellé son sort. Le 17 septembre 2025, elle a été interpellée à son domicile de Lomé. Les chefs d’accusation sont lourds : atteinte à la sécurité de l’État, incitation à la révolte et troubles à l’ordre public.

Une procédure contestée

Les avocats de Marguerite Gnakade et plusieurs organisations de défense des droits humains crient à l’arbitraire. Selon eux, son arrestation n’est pas motivée par des faits délictueux avérés, mais par ses prises de position contre le pouvoir. Ils réclament un procès équitable et le respect de ses droits fondamentaux.

Pour ses partisans, elle est devenue un symbole de la répression des voix dissidentes au Togo. Son cas est régulièrement cité par les critiques du régime comme un exemple de l’absence de liberté d’expression dans le pays.

La grève de la faim comme ultime recours

Ce jeûne forcé, si les informations sont confirmées, marque un tournant dans son combat judiciaire. Ses soutiens s’inquiètent désormais pour sa santé et appellent les autorités à lui garantir un accès aux soins. La grève de la faim est un geste extrême, souvent utilisé par les prisonniers politiques pour attirer l’attention sur leur sort.

Du côté des autorités, aucune réaction officielle n’a encore été communiquée. L’affaire est scrutée de près par les organisations internationales de défense des droits humains, qui suivent l’évolution du dossier avec attention.

Une affaire qui divise

Le cas Marguerite Gnakade continue de susciter des réactions contrastées au Togo. D’un côté, des voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une répression politique. De l’autre, les autorités maintiennent que la justice suit son cours et que les poursuites sont légitimes.

Dans un contexte politique déjà tendu, cette affaire pourrait bien raviver les débats sur l’État de droit et les libertés publiques au Togo. L’évolution de l’état de santé de l’ancienne ministre est désormais suivie avec une attention redoublée.

Partager l’article