Le gouvernement togolais passe à l’offensive pour préserver son patrimoine routier. Le ministère des Travaux Publics et des Infrastructures a annoncé un investissement massif de 17,023 milliards de FCFA pour l’entretien et la maintenance des routes en 2026. Mais au-delà du budget, une mesure phare est mise en avant : une politique renforcée de « Zéro Tolérance » contre la surcharge des poids lourds, l’une des causes majeures de dégradation prématurée des chaussées.
Une restriction stricte sur l’axe stratégique RN2
Les contrôles se durcissent en particulier sur la Route Nationale n°2 (RN2), artère vitale qui traverse le pays d’ouest en est, du Ghana au Bénin. Une restriction claire est désormais appliquée : les poids lourds ne sont plus autorisés à transporter des cargaisons dépassant 5,5 mètres de hauteur.
Cette mesure vise un double objectif :
- Réduire l’impact destructeur des charges excessives sur la structure de la chaussée, allongeant ainsi sa durée de vie et réduisant les coûts de réparation.
- Améliorer la sécurité routière pour tous les usagers, en limitant les risques d’accidents liés à des véhicules instables ou surdimensionnés.
La lutte contre la surcharge des poids lourds soutenue par les professionnels du transport
L’initiative gouvernementale reçoit un accueil favorable des acteurs du secteur. Les responsables de l’Union Nationale des Transporteurs Routiers du Togo (UNATROT) ont publiquement salué cette décision et réaffirmé leur soutien à la lutte contre la surcharge.
Cet alignement entre les pouvoirs publics et les professionnels est crucial pour l’efficacité de la mesure. Il indique une prise de conscience commune de la nécessité de préserver les infrastructures, qui sont essentielles à la compétitivité économique et à la fluidité du transport des marchandises dans le pays et dans la sous-région.
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