L’ancien président Yoon Suk-yeol a été condamné à la réclusion à perpétuité par le tribunal central de Séoul. Il a été reconnu coupable d’avoir orchestré une insurrection après avoir décrété la loi martiale en décembre 2024.
Le juge Jee Kui-youn a estimé que l’ex-chef d’État avait tenté de subvertir l’ordre constitutionnel en mobilisant l’armée pour neutraliser des responsables politiques et bloquer le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Selon le verdict, Yoon aurait ordonné l’arrestation de plusieurs personnalités, dont l’actuel président Lee Jae-myung, et cherché à paralyser les institutions pour se maintenir au pouvoir.
Cette condamnation, moins sévère que la peine capitale requise par l’accusation, intervient après une série de décisions judiciaires liées à la crise. Déjà condamné en janvier à cinq ans de prison pour avoir tenté d’entraver son arrestation, Yoon avait été destitué puis officiellement démis de ses fonctions en avril 2025.
Cinq autres hauts responsables ont également écopé de lourdes peines, dont l’ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun (30 ans de prison) et l’ex-Premier ministre Han Duck-soo (23 ans). La tentative d’imposer la loi martiale, la première en 44 ans dans le pays, avait été rapidement annulée après un vote massif des députés.
Les condamnés disposent désormais d’un délai d’une semaine pour faire appel de la décision, dans une affaire qui marque un tournant majeur dans l’histoire politique sud-coréenne.
Recevez l'actualité directement dans votre boite mail !










