Le Togo doit-il faire comme le Gabon et suspendre les Éperviers ?

Le Togo doit-il faire comme le Gabon et suspendre ses Éperviers ?

Le monde du football africain a été secoué par une décision gouvernementale radicale début 2026. Après une élimination précoce à la CAN 2025, le gouvernement gabonais a dissout le staff technique, suspendu l’équipe nationale et écarté définitivement ses cadres historiques comme Aubameyang. Cette mesure, présentée comme une nécessité pour « reconstruire un football digne« , tranche avec les approches habituelles et pose une question brûlante : le Togo, face à ses propres difficultés, doit-il envisager des mesures aussi extrêmes et suspendre les Éperviers ?

La situation togolaise

Comme le Gabon, le Togo vit une période de disette footballistique. Les Éperviers sont absents de la CAN depuis 2017, échouant à se qualifier pour la quatrième fois consécutive. Le bilan du sélectionneur Nibombé Daré, récemment remercié (2 victoires en 12 matchs), est sévère.

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Cependant, la réponse institutionnelle a été ciblée : seul le staff technique a été changé, sans suspension de l’équipe ni ingérence politique ouverte dans le choix du successeur, même si des influences extra-sportives sont évoquées.

Dissoudre ou réformer ? Deux philosophies de la relance

La comparaison révèle deux philosophies opposées face à la crise :

  1. L’approche radicale (Gabon) : Un choc institutionnel venant de l’État, visant à « refonder » en cassant toutes les structures. Risque : instabilité prolongée et politisation accrue.
  2. L’approche réformiste (Togo) : Un changement technique ciblé (le sélectionneur) tout en maintenant l’équipe active, laissant en théorie à la fédération (FTF) le soin de la reconstruction. Risque : lenteur et reproduction des schémas d’échec si les problèmes sont structurels.
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Pour le Togo, la priorité est une refonte profonde, pas une suspension

Suspendre les Éperviers du Togo semble disproportionnée et contre-productive. Elle priverait l’équipe de compétitions préparatoires cruciales pour les éliminatoires de la CAN 2027. La vraie urgence n’est pas la dissolution, mais une refonte ambitieuse et transparente : un recrutement technique crédible, un projet sportif clair axé sur la détection des jeunes talents, et une autonomie renforcée de la FTF dans ses décisions sportives.

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L’exemple gabonais sert moins de modèle à suivre que de rappel des conséquences d’un échec persistant, poussant le Togo à accélérer une réforme authentique plutôt qu’à opter pour un geste politique radical.

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