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TOGO

Togo : une femme arrêtée à Kara pour « vol de sexe », la police enquête

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
9 juillet 2026 3 min de lecture
Kara : une femme accusée de vol de sexe remise à la police

Une affaire de « vol de sexe » pour le moins troublante secoue le quartier Kara Sud. Une femme a été interpellée par des habitants, accusée d’avoir « volé » les parties intimes de deux jeunes hommes, mardi 7 juillet 2026.

Remise à la police mercredi matin sous la pression d’une foule en colère, elle est actuellement entendue, tandis que les autorités appellent à la prudence face à ce phénomène récurrent dans certaines régions du Togo.

Une arrestation sous la pression populaire

Selon des témoins sur place, tout a commencé mardi soir lorsque deux jeunes hommes de confession musulmane auraient salué une femme dans le quartier, avant de constater la disparition soudaine de leurs organes génitaux, rapporte Aux Nouvelles. Immédiatement, l’accusation de « vol de sexe » a fusé. La femme a été rattrapée, conduite chez le chef du quartier, puis gardée à vue par les habitants.

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Mercredi vers 6 heures du matin, une foule se serait massée devant la maison du chef, scandant en langue Tem : « Tchélé Fundè » (rends les sexes). Face à l’ampleur du rassemblement et aux risques d’actes de violence populaire, le chef de quartier a sollicité l’intervention des forces de l’ordre. La police est intervenue, a interpellé la suspecte, et a également convoqué les deux plaignants pour les besoins de l’enquête.

« Vol de sexe » : un phénomène qui inquiète les autorités

Cette affaire n’est pas sans rappeler un précédent récent à Sokodé, dans la préfecture de Tchaoudjo, où des rumeurs similaires avaient circulé. À l’époque, les autorités administratives, après enquête, avaient démenti ces allégations et appelé la population à la retenue, mettant en garde contre les dangers des violences populaires.

Le vol de sexe, une croyance largement répandue dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, est un phénomène social complexe. Les personnes accusées, souvent des femmes, sont parfois victimes de lynchages ou de violences avant même qu’une enquête officielle puisse établir la vérité. La justice togolaise, par le passé, a rappelé que ces faits sont juridiquement impossibles et que toute accusation doit être vérifiée par les services compétents.

L’enquête en cours

Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été publiée par les autorités de la région de Kara. La police poursuit ses investigations pour déterminer les circonstances exactes de cette affaire et entend les différentes parties. Le procureur pourrait être saisi si des éléments matériels venaient à être découverts.

La réaction des autorités est vivement attendue pour calmer les esprits et éviter que ce genre de rumeurs ne provoque de nouvelles tensions communautaires.

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