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Mercredi 4 novembre 2026
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NSIA ZEDEKA

Togo

Grand Lomé : déguerpissement forcé après le 20 novembre

Les occupants irréguliers du domaine public n’ont plus de temps à perdre. Dans un communiqué en date du 3 novembre 2026, le Comité ad hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public dans le Grand Lomé leur a lancé un ultimatum clair : ils doivent libérer les espaces concernés au plus tard le 20 novembre 2026.

Passé ce délai, les services compétents procéderont à des opérations de déguerpissement. Et mauvaise nouvelle pour les contrevenants : les frais de ces opérations seront entièrement à leur charge, conformément à la réglementation en vigueur.

Cette décision intervient alors que les autorités constatent une persistance des installations non autorisées. Malgré les opérations de désencombrement menées en février 2023, les trottoirs, routes et parkings restent envahis. Une situation qui compromet la sécurité des usagers et la fluidité de la circulation.

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Qu’est-ce qui est interdit ?

Le communiqué précise ce que l’on entend par domaine public : il s’agit des routes, trottoirs, parkings, jardins publics, espaces verts et réseaux de transport public. Leur utilisation est encadrée par des règles strictes pour préserver la sécurité et l’esthétique des espaces collectifs.

Parmi les occupations formellement interdites, on retrouve :

  • Les étalages commerciaux.
  • Les baraques et points de vente non réglementés.
  • L’installation de conteneurs à usage commercial.
  • Le stationnement anarchique ou l’abandon de véhicules.
  • Le dépôt de gravats, de sable et de matériaux de construction sur les trottoirs.
  • L’affichage publicitaire non réglementé.
  • L’abandon de déchets.
  • La fourniture de services aux établissements irrégulièrement installés.

Pourquoi ces mesures sont-elles nécessaires dans le Grand Lomé ?

Selon le Comité, ces pratiques ont des répercussions directes sur le quotidien des habitants. Elles augmentent les risques d’accidents, favorisent les embouteillages et peuvent retarder les interventions d’urgence des secours.

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L’obstruction des caniveaux par les déchets et les matériaux contribue également aux inondations, tandis que l’encombrement dégrade le cadre urbain. À l’inverse, la libération des emprises doit améliorer la sécurité routière, faciliter les déplacements et favoriser l’assainissement de la ville.

Ce que cela change pour les habitants

Pour les automobilistes et les piétons, cette opération est une bouffée d’oxygène. Les trottoirs devraient redevenir praticables et la circulation sur les grands axes pourrait s’améliorer considérablement.

Cependant, pour les commerçants et artisans installés sur ces espaces, l’heure est à l’incertitude. La question de leur relocalisation reste en suspens. Le comité présente cette opération comme une étape des efforts d’assainissement urbain, mais les conséquences sociales pour les familles concernées pourraient être lourdes.

Les regards sont désormais tournés vers le 20 novembre. Ceux qui ne se seront pas conformés aux règles devront faire face aux bulldozers. Et cette fois, la facture sera salée.

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Face à l’opération de libération des emprises des voies publiques annoncée du 3 au 20 novembre 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) appelle le gouvernement à accorder un délai supplémentaire jusqu’au 31 janvier 2027. L’organisation dirigée par le Pasteur Edoh Komi invoque les enjeux économiques de la fin d’année et les difficultés d’accès aux locaux commerciaux pour de nombreux petits opérateurs.

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L'auteur Raheem Geraldo

Je suis Raheem GERALDO, un passionné de nouvelles technologies et de médias. Je ne tiens pas en place. Toujours prêt à partager mon savoir-faire, que ce soit en…

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