Lors de son discours au Forum international sur le commerce et l’investissement au Tchad, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a présenté une vision d’une Afrique interconnectée et financièrement autonome. Il appelle à la formation d’une coalition unie d’investisseurs pour faire du Sahel un moteur de croissance continental.
Le PCM a positionné le Togo comme un acteur clé de la solidarité africaine et du développement intégré sur la scène internationale. S’exprimant lors du forum de haut niveau d’Abu Dhabi consacré au plan « Connexion 2030 » du Tchad, le dirigeant togolais a articulé une vision stratégique qui dépasse largement les frontières nationales, faisant de la prospérité du Sahel une condition essentielle à la stabilité continentale.
Appel à une coalition d’investisseurs unie
Le président Gnassingbé a salué le plan ambitieux du Tchad, le qualifiant de « choix courageux, lucide et cohérent » qui s’inscrit dans la vision togolaise d’un continent interconnecté par des « corridors de souveraineté ». Au-delà des éloges, il a lancé un appel direct à l’action, insistant sur la nécessité de créer une puissante coalition d’investisseurs. « Nous devons bâtir autour de cette initiative une véritable coalition d’investisseurs africains, arabes et internationaux », a-t-il déclaré. « Ensemble, nous pouvons faire du Sahel un bien commun continental, un moteur de croissance et non un obstacle au développement. »
Infrastructures connectées pour une souveraineté collective

Le président a placé le concept de « connexion » au cœur de la réalisation de la souveraineté africaine. Il a affirmé que chaque nouvelle route, ligne électrique et câble à fibre optique apporte non seulement la prospérité, mais renforce également la stabilité et la dignité collectives. « Connecter l’Afrique, c’est aussi construire une souveraineté collective », a-t-il souligné, inscrivant l’initiative tchadienne dans un mouvement continental plus vaste visant l’autonomie et l’interconnexion des marchés.
Mobiliser les capitaux africains pour financer l’avenir
Un pilier central du discours du président Gnassingbé était un plaidoyer convaincant pour l’autonomie financière. Il a démontré avec force que « l’Afrique doit mobiliser elle-même ses capitaux pour financer son avenir », en évoquant les vastes ressources des fonds souverains, des fonds de pension et de l’épargne de la diaspora. Il a insisté sur le fait que cela exige une gouvernance claire et des cadres juridiques stables pour attirer les capitaux privés, tout en protégeant la souveraineté publique, afin que le continent soit perçu à l’échelle mondiale non comme un bénéficiaire, mais comme un acteur de son développement.
Ce discours exhaustif du président, qui établissait un lien entre intégration régionale, sécurité et autonomie financière, a été salué par son homologue tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, qui l’a remercié pour son soutien indéfectible à cette noble vision.











