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« Pas à 45 jours des fêtes » : le cri d’alarme du MMLK pour les commerçants
Le MMLK monte au créneau. Dans un communiqué publié le 3 novembre 2026, le mouvement dirigé par le Pasteur Edoh Komi demande au gouvernement de reporter l'opération de désencombrement à Lomé. Initialement prévue du 3 au 20 novembre 2026, elle devrait, selon l'organisation, être repoussée au 31 janvier 2027.

Le MMLK ne conteste pas la nécessité de libérer les espaces publics. Il reconnaît même que cette mesure est indispensable pour garantir la sécurité des usagers. Mais il estime qu’une application précipitée risque de fragiliser davantage les petits commerçants, déjà éprouvés par la cherté de la vie.
Le calendrier du désencombrement à Lomé pose problème
Le timing n’est pas anodin. L’opération tombe à quelques semaines des fêtes de fin d’année, une période cruciale pour les vendeurs et artisans. « Le désencombrement, oui. Mais pas dans la précipitation et pas à 45 jours des fêtes de fin d’année », plaide le MMLK.
Pour le mouvement, déloger ces travailleurs maintenant reviendrait à les priver de leur principale source de revenus au moment où ils en ont le plus besoin. Une décision qui pourrait avoir des conséquences sociales lourdes pour des familles déjà fragiles.
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Les causes profondes du problème
Le mouvement ne se contente pas de demander un report. Il pointe également du doigt les racines du mal. Selon l’organisation, la cherté des loyers commerciaux et les exigences abusives de caution poussent de nombreux opérateurs à occuper les trottoirs et les rues.
Pour remédier à cette situation, le mouvement invite les autorités à agir sur plusieurs fronts. Il faudrait faire respecter la réglementation locative, aménager des sites de recasement accessibles et renforcer la sensibilisation. Autrement dit, s’attaquer aux causes plutôt qu’aux symptômes.
Un appel au dialogue social
Pour le MMLK, le désencombrement ne peut pas être une simple opération de nettoyage. Il doit s’accompagner de mesures sociales et d’un dialogue avec les populations concernées. Le mouvement préconise une transition progressive et socialement responsable.
Cette position tranche avec la méthode employée par les autorités, qui ont déjà annoncé que les frais de déguerpissement seraient à la charge des contrevenants après le 20 novembre. Un bras de fer s’installe entre les partisans d’une application stricte et ceux qui plaident pour une approche plus humaine.
Ce que cela change pour les commerçants
Pour les milliers de vendeurs et artisans installés sur les trottoirs du Grand Lomé, cet appel du mouvement est une bouffée d’espoir. Si le gouvernement accepte le report, ils pourraient bénéficier de quelques semaines supplémentaires pour écouler leurs stocks et préparer leur transition.
Mais rien n’est moins sûr. Les autorités n’ont pas encore réagi à cette demande. Une chose est sûre : la pression monte autour de cette opération, qui cristallise les tensions entre impératifs de sécurité et réalités économiques.
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