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Vendredi 6 novembre 2026
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Togo

Université de Lomé : un diplôme pour gérer les aires protégées

Le Togo compte environ 80 aires protégées, qui couvrent près de 14 % du territoire national. Mais leur gestion pose un défi de taille : le manque de compétences techniques et managériales spécialisées. C’est pour répondre à ce besoin qu’une convention de délégation de fonds a été signée entre Lux-Development (l’agence luxembourgeoise pour la coopération au développement) et l’Université de Lomé.

L’objectif est de mettre en œuvre une formation certifiante, sanctionnée par un Diplôme universitaire en gestion durable des aires protégées (DU-GDAP). Une première au Togo.

Un programme complet et pratique

Développé par l’Université de Lomé avec l’appui du programme PALCC+/INCLURE (cofinancé par l’Union européenne et le Grand-Duché de Luxembourg), le DU-GDAP vise à doter les acteurs de terrain de connaissances adaptées aux enjeux actuels.

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Le programme aborde plusieurs domaines clés : la gouvernance des aires protégées, l’écologie, le droit de l’environnement, la gestion financière et logistique, l’économie verte, le tourisme durable et le changement climatique.

Une approche résolument pluridisciplinaire, qui tranche avec les formations purement théoriques. L’accent est mis sur la pratique, avec des études de cas et des travaux de terrain. Les bénéficiaires ne seront pas seulement des universitaires, mais des professionnels capables de gérer des projets complexes sur le terrain.

À qui s’adresse cette formation à l’Université de Lomé ?

Dans un premier temps, le DU-GDAP cible les cadres supérieurs, responsables de projets et acteurs opérationnels de l’ONAP et du ministère chargé de l’environnement. Ce sont eux qui sont en première ligne pour gérer les parcs nationaux, les réserves et les zones de conservation.

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Mais le programme a vocation à s’élargir. Dans les prochaines cohortes, le diplôme sera également ouvert aux étudiants de l’Université de Lomé, dans le cadre du programme « Un étudiant, un métier » porté par la présidence de l’institution. Une manière de préparer la relève et de créer un vivier de jeunes experts.

Pourquoi cette formation est essentielle

La gestion des aires protégées ne se limite pas à empêcher le braconnage ou à planter des arbres. C’est un métier qui exige des compétences variées : négocier avec les communautés locales, gérer des budgets, comprendre les enjeux juridiques, développer un tourisme durable, s’adapter au changement climatique.

Sans professionnels qualifiés, les aires protégées risquent de devenir des zones à l’abandon, exposées à la déforestation, à l’exploitation minière illégale et aux conflits d’usage. À l’inverse, une gestion efficace peut transformer ces espaces en moteurs de développement local, tout en préservant la biodiversité.

Ce que cela change pour le Togo

À travers cette formation, le gouvernement entend disposer de professionnels qualifiés pour accompagner la réforme des aires protégées et assurer une gestion durable du patrimoine naturel national.

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C’est un investissement dans le capital humain, qui pourrait porter ses fruits à moyen et long terme. Les 80 aires protégées du Togo ne sont pas seulement des sanctuaires pour la faune et la flore. Elles sont aussi des réservoirs de ressources, des puits de carbone et des destinations touristiques potentielles.

Reste à voir si cette première promotion sera à la hauteur des attentes. Une chose est sûre : le Togo envoie un signal fort en direction de ses partenaires internationaux. La préservation de l’environnement n’est plus une simple déclaration d’intention, elle devient une priorité stratégique.

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L'auteur Raheem Geraldo

Je suis Raheem GERALDO, un passionné de nouvelles technologies et de médias. Je ne tiens pas en place. Toujours prêt à partager mon savoir-faire, que ce soit en…

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