Le visage d’Aného est en train de changer. La commune Lacs 1 a présenté cette semaine les nouveaux modèles de hangars et de boutiques qui seront désormais autorisés sur son territoire.
Fini les constructions improvisées, les bâches déchirées et les couleurs disparates. Place à des infrastructures répondant à des exigences précises en matière d’esthétique, de sécurité et d’occupation de l’espace public. Et une couleur s’impose : le blanc uniforme. Les autorités municipales, sous la houlette du maire Alexis Aquereburu, veulent accompagner la transformation urbaine d’Aného et des localités environnantes.
Selon le maire Alexis Aquereburu, les nouvelles infrastructures devront répondre à des exigences précises en matière d’esthétique, de sécurité et d’occupation de l’espace public.
Ce qui change pour les commerçants de la commune Lacs 1
Les commerçants de la commune Lacs 1 devront désormais se conformer à plusieurs règles. La couleur blanche uniforme est imposée pour favoriser une meilleure harmonisation visuelle des espaces commerciaux. Les constructions devront respecter des normes de sécurité précises (solidité, matériaux, risques d’incendie). L’occupation de l’espace public sera mieux encadrée, pour éviter l’installation anarchique qui grignote les trottoirs et les voies de circulation.
Une campagne de sensibilisation déjà en cours
Pour annoncer ces nouvelles dispositions, la commune a organisé une campagne de sensibilisation à Aného. L’événement a réuni plusieurs acteurs locaux. Les autorités traditionnelles (chefs de canton, notables). Les responsables religieux. Les leaders communautaires. Les comités de développement à la base (CDB). Les représentants d’associations de commerçants.
L’objectif est d’informer, d’expliquer et d’obtenir l’adhésion des populations avant l’application progressive des nouvelles règles.
Pourquoi ces nouvelles normes ?
La commune Lacs 1 justifie cette réforme par plusieurs objectifs. L’assainissement du cadre urbain (moins de constructions improvisées, plus de propreté). L’amélioration de l’attractivité du territoire (une ville plus belle attire les visiteurs et les investisseurs). La meilleure organisation des activités économiques informelles (les commerçants sont encadrés sans être exclus). Une gestion plus rationnelle des emprises publiques (trottoirs, voies, espaces communs).
« La qualité de l’environnement urbain constitue un facteur important pour le développement des activités économiques locales », estiment les responsables municipaux.
Aného, ancienne capitale coloniale du Togo, est une ville chargée d’histoire. Mais son cadre urbain s’est dégradé au fil des décennies, avec une multiplication de constructions légères souvent précaires. Les nouvelles normes visent à redonner à la ville un visage plus harmonieux, sans pour autant chasser les petits commerçants.











