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Vendredi 16 octobre 2026
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Togo

Togo : la Chine félicite Faure Gnassingbé pour la réforme constitutionnelle

La Chine apporte son soutien à la trajectoire institutionnelle et politique du Togo. À l’issue d’une rencontre entre le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, et le Premier ministre chinois, Li Qiang, le 15 octobre 2026, Pékin a salué la réforme constitutionnelle qui a conduit à l’instauration de la Ve République.

Un appui diplomatique qui intervient alors que cette réforme continue de susciter des critiques au sein de l’opposition et de la société civile togolaises.

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Pékin salue la réforme constitutionnelle de 2024

Dans la déclaration conjointe publiée à l’issue des échanges, la Chine a félicité le Togo pour sa réforme constitutionnelle promulguée le 6 mai 2024. Cette révision a marqué un changement important dans l’organisation des institutions togolaises, avec le passage d’un régime présidentiel à un régime parlementaire.

Dans le nouveau système, le Président du Conseil exerce les principales fonctions exécutives. Le Président de la République, quant à lui, est élu par le Parlement, selon les modalités prévues par la Constitution.

Pour Pékin, cette évolution s’inscrit dans la trajectoire institutionnelle choisie par Lomé. La Chine a également salué la mise en œuvre de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 et exprimé sa confiance dans les perspectives de développement du pays.

Cette position s’inscrit dans une relation bilatérale que les deux États souhaitent renforcer. La déclaration conjointe du 15 octobre consacre en effet l’élévation de leurs relations au rang de « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ».

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Un soutien à la vision de développement du Togo

Au-delà de la réforme constitutionnelle, Pékin a réaffirmé son soutien aux efforts du Togo pour définir et mettre en œuvre une stratégie de modernisation adaptée à ses réalités nationales.

Le gouvernement chinois a notamment évoqué la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, sur laquelle Lomé entend s’appuyer pour poursuivre ses objectifs de développement. Cette nouvelle orientation est associée à la vision « Protéger, Rassembler et Transformer », présentée par les autorités togolaises comme un cadre d’action pour construire un pays plus résilient et plus prospère.

« La Chine est convaincue que le Togo, en mettant en œuvre plusieurs initiatives de développement dont la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, engrangera de plus grands succès dans son développement », indique la déclaration rapportée par Togo Officiel.

Quelques jours avant cette rencontre, le président chinois Xi Jinping avait également salué, lors de ses échanges avec Faure Gnassingbé, l’engagement du Togo en faveur de la réforme et du développement, conformément à ses réalités nationales.

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Une réforme qui continue de diviser au Togo

Si la Chine salue la réforme constitutionnelle, celle-ci demeure controversée sur le plan politique national. Les critiques formulées par des partis d’opposition et des organisations de la société civile portent notamment sur les conditions d’adoption du texte, l’absence de consensus politique et les conséquences du changement de régime sur l’exercice du pouvoir.

L’un des principaux points de désaccord concerne le passage au régime parlementaire. Les opposants à la réforme estiment que cette évolution permet à Faure Gnassingbé de conserver la direction de l’exécutif sous une nouvelle fonction institutionnelle, alors que l’ancien système reposait sur l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

La procédure d’adoption a également été contestée. Des acteurs politiques et associatifs ont notamment dénoncé le rôle joué par l’Assemblée nationale dont le mandat était arrivé à échéance au moment des débats sur la réforme. Ces critiques nourrissent un débat plus large sur la légitimité du changement constitutionnel, la représentation politique et les mécanismes de limitation du pouvoir.

Le débat avait pris une nouvelle dimension avec la décision de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant la réforme togolaise. La portée de cette décision doit cependant être présentée avec précision. La Cour n’a pas annulé la Constitution de la Ve République ni ordonné le rétablissement de l’ancien régime constitutionnel. Elle a en revanche conclu à une violation de la norme africaine concernée et demandé que les futures réformes constitutionnelles respectent les standards régionaux en matière de démocratie et de gouvernance.

Cette distinction est importante : la décision constitue un élément juridique majeur dans la controverse, mais elle ne signifie pas que les institutions issues de la réforme ont été automatiquement supprimées.

Elle explique aussi pourquoi les interprétations de l’arrêt divergent entre les acteurs politiques togolais. Certains y voient une confirmation de leurs critiques sur les conditions d’adoption de la réforme, tandis que d’autres soulignent que le texte constitutionnel reste en vigueur.

Le soutien de Pékin ne règle donc pas le débat politique et juridique au Togo. Il traduit plutôt la volonté des deux gouvernements de consolider leurs relations, malgré les controverses qui entourent la réforme constitutionnelle.

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L'auteur Raheem Geraldo

Je suis Raheem GERALDO, un passionné de nouvelles technologies et de médias. Je ne tiens pas en place. Toujours prêt à partager mon savoir-faire, que ce soit en…

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