Togo : la CEDEAO prépare une riposte contre la criminalité maritime

Togo : la CEDEAO prépare une riposte contre la criminalité maritime
Homme Allié

Réunis le 30 avril 2026 à Lomé, les ministres de la Justice de la CEDEAO ont validé un projet d’acte additionnel visant à renforcer la lutte contre la criminalité maritime. La rencontre était présidée par le garde des Sceaux togolais, Pacôme Adjourouvi.

Le texte, composé d’une vingtaine d’articles, ambitionne de doter les États membres d’un cadre juridique harmonisé pour faire face aux activités illicites en mer. Le Golfe de Guinée reste en effet confronté à plusieurs menaces, notamment la piraterie, les vols à main armée en mer, les trafics illicites, la pêche non déclarée et les atteintes à l’environnement marin.

Selon Abdel-Fatau Musah, ce dispositif doit permettre de renforcer la capacité des pays à poursuivre efficacement les réseaux criminels opérant au-delà des frontières. Le projet prévoit un renforcement de l’entraide judiciaire entre États membres, avec des mécanismes plus clairs en matière d’extradition et de partage d’informations.

Il vise également à améliorer la coordination des poursuites entre juridictions nationales, souvent limitée par des différences de procédures. L’objectif est de rendre plus efficace la réponse judiciaire face à des réseaux criminels transnationaux de plus en plus organisés.

Au-delà des questions de sécurité, la criminalité maritime représente un enjeu économique majeur pour l’Afrique de l’Ouest. Les ports du Golfe de Guinée jouent un rôle clé dans les échanges commerciaux, les importations énergétiques et les recettes douanières. Les perturbations en mer entraînent une hausse des coûts logistiques et des assurances.

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Le Togo, qui développe sa plateforme portuaire à Lomé, soutient activement cette approche régionale. Après cette validation ministérielle, le texte sera transmis aux instances compétentes de la CEDEAO pour la suite du processus d’adoption.

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