Les États-Unis et le Togo renforcent leur coopération dans le domaine maritime. Le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengué, s’est entretenu mercredi 6 mai 2026 avec Kimberly McClure, chargée d’affaires par intérim des États-Unis au Togo. Au menu des discussions : sécurité dans le Golfe de Guinée et accompagnement vers la neutralité carbone.
Selon les informations, Washington souhaite investir dans le secteur maritime togolais avec une ambition qui dépasse largement le cadre sécuritaire traditionnel.
La sécurité maritime, un volet déjà bien engagé
La coopération entre le Togo et les États-Unis dans le domaine maritime n’est pas nouvelle. Les deux pays travaillent déjà main dans la main pour lutter contre la piraterie, la pêche illégale et les trafics illicites dans le Golfe de Guinée.
Cette collaboration s’articule principalement autour de l’exercice Obangame Express, auquel la Marine togolaise participe régulièrement. Le Togo bénéficie par ailleurs de formations et d’assistance opérationnelle de la part des États-Unis pour renforcer ses capacités en matière de sûreté maritime.
La transition verte au cœur du nouveau partenariat entre le Togo et les États-Unis
Mais l’ambition américaine ne s’arrête pas à la sécurité. Un volet environnemental s’ajoute désormais à la coopération, avec un travail commun sur le net-zéro carbone de l’Organisation Maritime Internationale (OMI). Cette réglementation engage le secteur maritime mondial vers la neutralité carbone d’ici 2050.
Le Port autonome de Lomé (PAL) a d’ailleurs déjà pris les devants. Un plan de décarbonisation couvrant la période 2026-2028 a été lancé, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) et de la GIZ (Coopération allemande). L’arrivée des États-Unis comme partenaire sur ce volet pourrait accélérer la transition verte du port togolais.
Quelles perspectives pour le Togo ?
Ce partenariat élargi place le Togo comme un acteur maritime stratégique dans la sous-région, à la fois sur le plan sécuritaire et environnemental. Pour le Port autonome de Lomé, déjà l’un des plus performants d’Afrique de l’Ouest, l’accompagnement des États-Unis vers la neutralité carbone représente une opportunité majeure de modernisation et d’attractivité internationale.










