Verdict historique en appel pour l’assassinat du colonel Madjoulba. La Cour d’appel militaire du Togo a rendu son verdict ce vendredi 27 février 2026 dans ce dossier sensible de l’assassinat de l’ancien chef du 1er Bataillon d’Intervention Rapide (1er BIR). Après deux semaines d’audiences intenses, la juridiction a considérablement durci les sanctions prononcées en première instance.
Les peines alourdies pour les principaux accusés de l’assassinat du colonel Madjoulba
Au cœur du verdict, le général de division Félix Abalo Kadanga, ancien chef d’état-major général des Forces armées togolaises, voit sa peine passer de 20 à 30 ans de réclusion. Il est également destitué de son grade militaire, symbole de la gravité de son implication reconnue dans cette affaire.
La cour a revu à la hausse les peines des autres coaccusés :
- Songuine : 25 ans de prison (contre 15 en première instance)
- Ali Kodjo : 20 ans (contre 15)
- Bouwè Palakiyem : 20 ans (contre 5)
- Atekpe : 3 ans (acquitté en première instance)
- Akouna Lelatou : 5 ans (peine inchangée)
Seul le lieutenant-colonel Agbongou Komlan Senam a été relaxé, confirmant son acquittement de première instance.
2 milliards FCFA de dommages à verser à l’État
Les six condamnés devront également verser à l’État la somme de 2 milliards de francs CFA au titre de dommages et intérêts, contre 1 milliard décidé en première instance. Cette augmentation reflète la sévérité accrue du jugement en appel.
Rappel des faits
Le colonel Bitala Madjoulba avait été retrouvé mort dans son bureau à Lomé. Les expertises médico-légales avaient conclu à un décès par balle dans le cou, tirée avec sa propre arme de service. L’affaire, qui a profondément marqué l’opinion publique togolaise, connaît ainsi un nouveau tournant judiciaire majeur.










