La psychose s’installe ? Le gouvernement togolais passe à l’action. Face à la vague d’informations alarmantes circulant sur les réseaux sociaux concernant de présumés enlèvements au Togo, les autorités viennent de dégainer une réponse forte. Dans un communiqué conjoint publié ce 13 février 2026, le ministre de la Sécurité et le Garde des Sceaux annoncent la création d’une commission spéciale d’enquête.
Démêler le vrai du faux
Calixte Batossie Madjoulba (Sécurité) et Pacôme Adjourouvi (Garde des Sceaux) révèlent que cette structure travaille d’arrache-pied depuis le 24 janvier, sous la supervision directe du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lomé. Sa mission : examiner un par un tous les cas signalés pour établir la vérité dans un contexte où les rumeurs se propagent à la vitesse de la lumière.
Les autorités assurent qu’aucune information relayée sur les plateformes sociales n’est ignorée. Chaque signalement fait l’objet d’un examen systématique. Une promesse de transparence censée rassurer une population de plus en plus inquiète.
Attention aux fausses informations
Mais le gouvernement met également en garde contre les dérives. Dans leur communiqué, les deux ministres rappellent que la propagation de rumeurs non fondées est passible de sanctions pénales. Un avertissement clair à ceux qui alimenteraient la psychose sans preuves, risquant de perturber les enquêtes en cours ou de créer un climat d’insécurité injustifié.
Les consignes officielles du gouvernement face aux rumeurs d’enlèvements au Togo
Pour éviter la confusion entre faits avérés et simples soupçons, les autorités appellent les citoyens à canaliser leurs signalements vers les circuits officiels :
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- Saisir les services de sécurité les plus proches
- Appeler le numéro d’urgence national 1014
Une démarche jugée « indispensable » pour garantir l’efficacité des investigations.
Sur le terrain, la riposte s’organise
Au-delà de la commission d’enquête, une réponse opérationnelle est déjà déployée. La surveillance et les patrouilles ont été renforcées dans les zones sensibles, en étroite coordination avec les autorités locales. Objectif : prévenir d’éventuelles tentatives criminelles tout en rassurant les populations.
Dans un contexte régional où les questions de sécurité humaine sont devenues extrêmement sensibles, le gouvernement togolais joue la carte de la double approche. D’un côté, la fermeté judiciaire pour traquer d’éventuels criminels et sanctionner les auteurs de fausses informations. De l’autre, une communication apaisante pour éviter que la panique ne s’empare du pays.
Les ministres lancent un appel solennel à la population : ne pas céder à la peur, mais rester vigilante.









