Aamron : « J’ai pardonné au commandant qui m’a torturé »

Togo : Aamron de nouveau arrêté - Pourquoi ?

Dans un message de réconciliation, l’artiste et activiste Tchalla Essowè, connu sous le nom d’Aamron, a rompu son silence des mois après les événements douloureux qu’il a vécus. Victime d’interpellation et de sévices qu’il qualifie de torture, l’artiste affirme aujourd’hui avoir retrouvé son équilibre et avoir choisi la voie du pardon.

Dans une déclaration marquée par une profonde résilience, le rappeur a révélé avoir traversé une intense épreuve intérieure dont il est sorti transformé. « J’ai réussi à faire la paix avec moi-même et avec mes démons. Je ne ressens ni rancœur ni aigreur envers ceux qui m’ont torturé, » a-t-il confié, surprenant par son approche non vindicative.

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Le message le plus fort de l’artiste concerne son pardon explicite envers l’un de ses bourreaux présumés. « Aujourd’hui, j’ai pardonné au commandant Mgbalé. Je pourrais m’asseoir avec lui et manger dans la même assiette, parce qu’il a agi par ignorance. Nous faisons souvent le mal par ignorance, » a déclaré Aamron.

L’artiste établit une distinction claire entre le processus judiciaire et sa démarche personnelle de guérison. « Je veux que la justice fasse son travail, mais humainement, je veux rester aligné avec mes croyances spirituelles, avec la bienveillance que je veux dégager autour de moi, » a-t-il expliqué, appelant à une transformation intérieure collective.

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Pour Aamron, la solution aux problèmes du Togo ne réside pas dans des rituels externes mais dans un travail sur soi. « On dit que le problème du Togo est spirituel. C’est vrai. Mais on ne va pas le résoudre avec des libations ou des messes. C’est réussir à travailler sur nous-mêmes, à laisser les sentiments toxiques, la douleur, la rancœur, » a-t-il insisté, soulignant que gouvernants et gouvernés partagent la même imperfection humaine.

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L’artiste conclut par une philosophie de sagesse pratique : « Ce que nous ne pouvons pas changer dans l’immédiat, l’intelligence souhaiterait que nous puissions l’admettre et savoir comment composer avec. » Un message qui résonne comme un appel à la paix intérieure comme prélude à la réconciliation nationale.

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