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Opération de désencombrement : la gouverneure Zouréhatou Tcha-Kondo met les points sur les « i »

La deuxième phase de l’opération de désencombrement des principales artères de la capitale est en cours. Ce mercredi 4 novembre 2026, la gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Tcha-Kondo Kassah-Traoré, a officiellement donné le coup d’envoi de cette nouvelle campagne.
L’objectif affiché par les autorités est clair : reprendre le contrôle des espaces publics. Après une première opération menée en 2023, le Grand Lomé veut mettre fin aux occupations anarchiques qui entravent la circulation et dégradent l’environnement urbain. Un défi de taille dans une capitale où les trottoirs sont souvent transformés en zones de commerce informel.
La sécurité des piétons, priorité absolue
La gouverneure a tenu à rappeler les dangers auxquels sont confrontés les citoyens au quotidien. « Les piétons sont contraints de marcher sur la chaussée, au péril de leur vie, exposés aux dangers de la circulation », a-t-elle déclaré.
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Au-delà du risque d’accident, l’occupation désordonnée des trottoirs complique également le passage des véhicules de secours, des services de nettoyage et des livreurs. Le désencombrement ne se limite donc pas à une simple question d’esthétique. Il touche à la sécurité, à l’attractivité de la capitale et à l’équité économique.
Le commerce, oui, mais dans les règles
Le message de la gouverneure est clair : il ne s’agit pas de s’attaquer aux commerçants, mais de faire respecter la loi. « Nous ne sommes pas contre le commerce. Nous sommes pour le commerce dans le respect des règles. L’ambition est aussi de garantir des conditions équitables aux opérateurs économiques qui respectent leurs obligations », a-t-elle précisé.
Une manière de rassurer les milliers de vendeurs qui craignent pour leur gagne-pain. L’objectif est de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, en demandant à chacun d’exercer son activité dans les espaces autorisés.
Une méthode décentralisée
Autre point intéressant : la mise en œuvre de cette 2ᵉ phase de l’opération de désencombrement repose principalement sur les municipalités. Les 13 communes du Grand Lomé ont été réparties en trois zones. Chaque maire a élaboré un plan d’action, transmis aux préfets pour superviser son exécution.
Cette démarche s’appuie sur un cadre de concertation créé en 2025, qui réunit les maires, les chefs traditionnels et les présidents des Comités de développement des quartiers (CDQ). Une rencontre tenue le 15 octobre dernier a d’ailleurs permis aux maires de fixer eux-mêmes la date de démarrage de l’opération. Une gouvernance plus participative qui tranche avec les méthodes purement directives.
Ce que cette opération de désencombrement implique pour les citoyens
Pour les habitants du Grand Lomé, cette opération peut être bouffée d’oxygène. Les trottoirs devraient redevenir praticables, et la circulation sur les grands axes pourrait s’améliorer considérablement.
Et les Togolais qui risquent de voir leur commerce fermé ? C’est la question cruciale, celle qui fâche et qui inquiète le plus. Dans son discours, la gouverneure a donné le ton, mais elle n’a pas évoqué de plan de relocalisation concret. En clair : ceux qui occupent les trottoirs, les emprises des routes et les espaces non autorisés doivent tout simplement partir.
Notons que les autorités veulent inscrire cette action dans la durée. Un arrêté interministériel du 10 septembre 2026 a confié à l’ANASAP la gestion de 13 axes routiers stratégiques du Grand Lomé. La régulation du stationnement des véhicules et l’embellissement des espaces verts figurent également parmi les chantiers à venir.
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