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Les usagers de la route dans le Grand Lomé peuvent se préparer à des changements. Dès le mois de novembre, les autorités administratives vont lancer une vaste opération de déguerpissement. Une campagne pour débarrasser les voies bitumées et pavées des installations anarchiques.
C’est l’une des décisions majeures issues de la quatrième réunion du Cadre de concertation du District Autonome du Grand Lomé (CC-Dagl), qui s’est tenue le 15 octobre 2026 sous la houlette de la gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré.
Cette initiative, qui vise les occupations irrégulières du domaine public, n’a pas été décidée sur un coup de tête. Elle s’inscrit dans une volonté de coordonner les interventions sur l’ensemble des treize communes du district. Sauf changement de dernière minute, les opérations de retrait des installations anarchiques sont programmées pour la période du 2 au 20 novembre 2026.
Pour les commerçants et les occupants, il s’agit d’un avertissement clair : l’heure est à la préparation. Pour les automobilistes, c’est la promesse d’une circulation potentiellement plus fluide.
Mais pour réussir cette opération de déguerpissement, il faut une coordination sans faille. Justement, le premier point à l’ordre du jour de cette réunion concernait les relations souvent complexes entre les maires (autorités municipales) et les chefs de canton (autorités coutumières).
À ce sujet, le préfet d’Agoè-Nyivé a présenté une communication détaillant le cadre de collaboration entre ces deux piliers de la gestion locale. Les échanges ont permis de clarifier les domaines d’intervention de chacun. Maires et chefs de canton ont d’ailleurs profité de la rencontre pour exposer leurs difficultés quotidiennes.
À l’issue des discussions, une demande forte a émergé : celle de voir élaborer un manuel officiel de collaboration. Ce document servirait de boussole pour définir les rôles de chaque partie et fluidifier les mécanismes de concertation, évitant ainsi les conflits de compétences sur le terrain.
Pour les populations du Grand Lomé, cette réunion marque une volonté de mettre de l’ordre dans la gestion de l’espace public. L’enjeu est double : permettre aux véhicules de circuler sans entrave et libérer les trottoirs pour les piétons.
Reste à voir comment les autorités vont accompagner les personnes touchées par le déguerpissement. Si la méthode montre ses limites, les tensions pourraient vite refaire surface dès l’ouverture du chantier en novembre.