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Nommés en Conseil des ministres le 22 octobre 2026, les six nouveaux préfets du Togo n’ont pas perdu de temps. Les 26 et 27 octobre, ils ont été reçus par le colonel Hodabalo Awaté, ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières. Objectif de cette rencontre : leur transmettre les consignes et les préparer à leurs nouvelles fonctions avant leur prise de service dans les préfectures respectives.
Les nouveaux responsables sont le colonel Djossou Agossa Essevi pour l’Avé, le colonel (R) Akagna Kodjo pour le Bas-Mono, le colonel Pidassa Bakaï pour l’Est-Mono, le colonel Fiawofia Doagbodji Kodjo pour Kloto, Lare Bintiene Djimbondjo pour Wawa et Ahe Kokouvi Dodji pour Yoto.
Au cours des échanges, le ministre Awaté a félicité les nouveaux préfets pour la confiance placée en eux par le président du Conseil, Faure Gnassingbé. Mais il a surtout insisté sur les qualités attendues d’un bon administrateur territorial. Il les a appelés à exercer leurs fonctions avec responsabilité, humilité et sens de l’État.
L’écoute des citoyens, le dialogue et la concertation avec les populations et les collectivités territoriales ont été présentés comme des principes essentiels à leur mission. Une manière de rappeler que le préfet n’est pas seulement un représentant de l’État, mais aussi un interlocuteur de proximité pour les habitants.
Cette séance d’orientation ne s’est pas limitée à des discours. Les discussions ont permis de revenir sur les textes juridiques et administratifs qui régissent la fonction préfectorale. Les participants ont également planché sur des sujets aussi concrets que la décentralisation, les rapports avec la chefferie traditionnelle, l’encadrement des manifestations publiques, ainsi que l’organisation et le fonctionnement du ministère.
Autant de thématiques qui traduisent la complexité de la mission préfectorale. Le préfet doit jongler entre le maintien de l’ordre, le développement local, la gestion des conflits et le respect des traditions.
Reste à voir comment ces six hommes et femmes s’approprieront leurs nouvelles fonctions. Leur efficacité sera scrutée de près, notamment dans les zones où les défis sécuritaires et économiques sont les plus pressants. Une chose est sûre : la machine administrative est en marche.