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Nouveaux préfets nommés : pourquoi Faure Gnassingbé mise sur les colonels ?

L’administration territoriale togolaise change de visage. À l’issue du Conseil des ministres du 22 octobre 2026, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a procédé à la nomination de six nouveaux préfets. Un remaniement qui confirme une tendance de fond : la confiance accordée aux officiers supérieurs des Forces armées togolaises pour administrer les circonscriptions du pays.
Sur les six postes pourvus, quatre reviennent à des militaires, tandis que deux sont confiés à des cadres civils de l’administration. Des choix stratégiques qui concernent principalement les régions de l’intérieur du pays.
Les colonels prennent les commandes
Le nouveau dispositif préfectoral est largement dominé par les hauts gradés. Dans la région des Plateaux, le colonel Essevi Agossa Djossou prend la tête de la préfecture de l’Avé. Il devra y coordonner l’action de l’État et veiller à la sécurité de cette zone.
Toujours dans les Plateaux, deux autres colonels ont été nommés. Le colonel Pidassa Bakai est désormais préfet de l’Est-Mono, tandis que le colonel Kodji Fiaofia Doagbodji Kodjo prend les commandes de la préfecture de Kloto. Ce dernier hérite d’une zone frontalière avec le Ghana, souvent stratégique sur le plan économique et sécuritaire.
Enfin, dans la région Maritime, le colonel Kodjo Akagna est nommé préfet du Bas-Mono. Une région qui abrite la capitale économique du pays et où les enjeux de développement et de gestion urbaine sont cruciaux.
Deux civils parmi les nouveaux préfets
La présence de militaires n’empêche pas la nomination de civils. Deux cadres de l’administration ont été promus à des postes de préfets. Dimbodjo Lare prend la direction de la préfecture de Wawa, dans la région des Plateaux, à l’ouest du pays.
De son côté, Dodji Kokouvi Ayé (AHE Kokouvi Dodji) devient le nouveau préfet de Yoto, dans la région Maritime. Leur expérience administrative sera mise à profit pour assurer la continuité des services publics dans ces localités.
Une tradition bien ancrée
Cette nouvelle vague de nominations n’est pas une surprise. Au Togo, les officiers supérieurs sont régulièrement appelés à exercer des fonctions préfectorales aux côtés des cadres civils. Cette pratique vise probablement à garantir une gestion rigoureuse et à maintenir un climat de sécurité dans les régions.
D’ailleurs, en mai dernier, Faure Gnassingbé avait déjà nommé neuf préfets à la tête de différentes préfectures, majoritairement des militaires. Cette nouvelle salve vient donc consolider ce modèle de gestion territoriale, en remplaçant les responsables en fin de mission ou en pourvoyant des postes vacants.
Ce que cela change pour les populations
Pour les habitants des préfectures concernées, ce changement à la tête de l’administration locale aura des répercussions directes. Le préfet est l’interlocuteur privilégié de l’État auprès des populations. C’est lui qui gère les questions de sécurité, de développement local et de résolution des conflits fonciers.
L’arrivée de ces nouveaux responsables pourrait s’accompagner de nouvelles directives, notamment en matière de lutte contre l’insécurité ou de mise en œuvre des grands chantiers gouvernementaux. Les populations de l’Avé, du Bas-Mono, de l’Est-Mono, de Kloto, de Wawa et de Yoto attendent désormais de voir ces nouveaux préfets à l’œuvre sur le terrain. L’efficacité de leur action sera scrutée de près.
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