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Incendie du marché d’Anié : ce que l’État va vraiment payer aux commerçants

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
14 octobre 2026 2 min de lecture
Incendie du marché d'Anié : ce que l'État va vraiment payer aux commerçants

Le 28 septembre 2026, l’incendie du marché d’Anié, dans la commune d’Anié 1, a brisé des cœurs. Le sinistre a privé de nombreux commerçants de leurs marchandises, de leurs étals et parfois de leur unique source de revenus.

Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement a exprimé sa solidarité et multiplié les rencontres avec les partenaires concernés. Objectif affiché : apporter une réponse diligente et accompagner les victimes dans la reprise de leurs activités. C’est dans ce cadre qu’un communiqué officiel a été publié le 14 octobre 2026.

Cinq mesures concrètes annoncées après l’incendie du marché d’Anié

Les dispositions de soutien, déployées à travers le FNFI, couvrent plusieurs volets. D’abord, un moratoire d’un an, à compter de la date du sinistre, pour le remboursement des encours de crédit existants. Une bouffée d’oxygène pour les commerçants endettés.

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Ensuite, un crédit relais à taux zéro, destiné à faciliter la reconstitution du capital. Le gouvernement prévoit également une indemnisation totale, à concurrence du montant des sinistres déclarés, pour les bénéficiaires ayant souscrit à l’assurance du FNFI. Pour les autres victimes, l’indemnisation atteint 50 % des pertes.

Un guichet de refinancement et un numéro vert

Le dispositif ne s’arrête pas aux aides directes. Un guichet de refinancement sera ouvert pour tous les services financiers décentralisés (SFD) intervenant dans la zone sinistrée. Une mesure qui vise à maintenir la capacité de prêt local.

Enfin, un numéro vert, le 80 00 00 12, est mis à disposition pour répondre à tout besoin d’information complémentaire lié à l’accès au crédit. Un canal simple, accessible depuis un téléphone mobile.

L’assurance, un enjeu crucial

Un détail mérite l’attention : la différence de traitement entre les bénéficiaires assurés auprès du FNFI et les autres. Les premiers obtiennent une indemnisation intégrale, les seconds seulement la moitié. Ce point met en lumière l’importance de l’assurance pour les acteurs du secteur informel, souvent réticents à cotiser.

Le drame d’Anié rappelle ainsi qu’au-delà des aides d’urgence, la culture de l’assurance reste un chantier à renforcer au Togo.

Reste à suivre l’application concrète de ces annonces. Les commerçants d’Anié attendent désormais des actes, pas seulement des communiqués.

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