Le gouvernement togolais prévoit de déployer un mécanisme de gestion des plaintes dans les différentes localités du pays. La priorité sera accordée aux zones d’intervention du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+), soutenu financièrement par la Banque mondiale.
Ce dispositif doit permettre aux populations, notamment aux bénéficiaires du projet, de faire entendre leurs préoccupations dans un cadre organisé. Il vise également à renforcer la transparence, l’équité et la participation citoyenne dans la mise en œuvre des activités.
Un dispositif organisé à plusieurs niveaux
Dans la région des Savanes, le mécanisme doit s’appuyer sur des structures établies à différents échelons : cantons, communes, préfectures et région. Cette organisation vise à faciliter le recueil et le traitement des préoccupations exprimées par les populations. Le gouverneur de la région, Atcha-Dédji Affoh, souligne l’importance de ces cadres, qui doivent favoriser un dialogue régulier entre les équipes du projet et les bénéficiaires. Dans cette région confrontée à des difficultés particulières, ces structures sont appelées à accueillir les plaintes avec impartialité, à orienter les personnes concernées et à garantir que leurs préoccupations soient prises en compte.

Un financement de 62,5 millions de dollars pour le Togo
Le SWEDD+ bénéficie d’un financement de 62,5 millions de dollars de la Banque mondiale pour sa mise en œuvre au Togo. À l’échelle régionale, le programme mobilise une enveloppe de 460 millions de dollars et concerne également le Burkina Faso, le Tchad, la Gambie, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Le projet ambitionne d’améliorer l’accès des filles et des femmes à l’éducation, aux opportunités économiques et aux services de santé. Le mécanisme de gestion des plaintes doit contribuer à une mise en œuvre plus transparente et inclusive de ces interventions.







