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TOGO

Togo : pourquoi les femmes se confient-elles davantage à leur coiffeuse ? une étude révèle

Abidé Panassa Abidé Panassa
13 octobre 2026 3 min de lecture
Le salon de coiffure :un espace de confiance pour les femmes

Au Togo, le salon de coiffure ne sert pas uniquement à se faire belle. Pour de nombreuses femmes, c’est aussi un espace où l’on peut parler librement de sa vie, partager ses préoccupations et demander conseil. Une étude de la Bluemind Foundation a mis en lumière la place particulière qu’occupent les coiffeuses dans les relations de confiance.

La coiffeuse, une oreille attentive

Lorsqu’elles doivent désigner la personne en qui elles ont le plus confiance, les femmes interrogées placent la famille en tête, avec 41 % des réponses. La coiffeuse arrive en deuxième position, citée par 30 % des participantes. Les amies recueillent 11 % des réponses, tandis que les professionnels de santé représentent moins de 1 %. Ces chiffres soulignent l’importance des relations nouées au quotidien dans des espaces familiers. Au fil des rendez-vous, les échanges autour d’une coiffure peuvent dépasser les questions d’apparence pour aborder des sujets plus personnels : difficultés familiales, problèmes professionnels, relations amoureuses ou préoccupations liées à la santé.

Plus qu’un rendez-vous beauté

Le temps passé au salon favorise les discussions. Entre les tresses, les conseils et les longues heures d’attente, les femmes peuvent trouver auprès de leur coiffeuse une présence attentive et une relation qui se construit au fil des visites. Contrairement à une consultation médicale, généralement centrée sur un problème précis, ces échanges se déroulent dans un cadre informel, sans rendez-vous spécialisé ni dossier à remplir. La coiffeuse peut ainsi devenir une interlocutrice privilégiée, parfois sollicitée pour écouter ou donner un avis.

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La faible confiance envers les soignants interroge

Si la place des coiffeuses retient l’attention, la proportion inférieure à 1 % enregistrée par les professionnels de santé mérite également d’être relevée. Elle soulève des questions sur les relations de confiance entre les femmes et les acteurs du système de santé. Ces résultats ne permettent toutefois pas, à eux seuls, d’expliquer cette faible proportion ni de conclure que les femmes font généralement moins confiance aux soignants. Ils invitent plutôt à s’interroger sur les conditions dans lesquelles elles se sentent suffisamment en confiance pour évoquer leurs difficultés et leurs préoccupations.

Au-delà de l’anecdote, cette étude rappelle ainsi que l’écoute et la proximité jouent un rôle important dans les relations humaines. Au salon de coiffure, on vient pour prendre soin de ses cheveux, mais il arrive aussi qu’on y trouve une oreille attentive.

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