Le projet RAINE entre dans une phase décisive. Vendredi 9 octobre 2026, le micro-tunnelier baptisé « Mawusé » a été descendu dans un puits profond de 16 à 17 mètres pour entamer le creusement des galeries souterraines. Ces galeries doivent accueillir les conduites qui évacueront les eaux pluviales.
Le choix de cette technologie n’est pas anodin. Le micro-tunnelage permet de réaliser des ouvrages sous terre sans ouvrir de longues tranchées en surface. Résultat : moins de routes coupées, moins de commerces perturbés et un quotidien moins chamboulé pour les riverains.
Trois machines pour 7,5 km de conduites
« Mawusé » n’est que le premier maillon du dispositif. Deux autres micro-tunneliers doivent venir compléter l’équipe. À eux trois, ils doivent permettre de réaliser environ 7,5 km de conduites souterraines chargées de collecter les eaux pluviales et de les acheminer vers la vallée du Zio.

Les travaux sont menés par PFO Construction Togo et ses partenaires, avec l’intervention de Bessac, une entreprise reconnue dans les travaux souterrains et le microtunnelage. Un savoir-faire technique qui laisse espérer une exécution conforme aux délais.
Le projet RAINE, une réponse à un problème ancien
Lancé officiellement le 23 avril 2025, le projet RAINE, pour « Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation de nos espaces », vise à améliorer l’évacuation des eaux pluviales sur environ 1 600 hectares du Grand Lomé.
Les bénéficiaires attendus sont nombreux : environ 230 000 habitants, notamment dans les quartiers de Bè Kpota, Hédzranawoé et Tokoin Aviation, ainsi qu’aux abords de l’Assemblée nationale. Ces zones figurent parmi les plus exposées aux montées d’eau lors des fortes pluies.
Ce que cela change pour les habitants de Lomé
Pour les Loméens, l’enjeu dépasse la simple question des routes inondées. Les inondations récurrentes endommagent les habitations, perturbent les activités économiques et favorisent la propagation de maladies liées à l’eau stagnante.
Le chantier, prévu sur 33 mois, devrait s’achever le 1er mai 2028, selon le ministère chargé de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme. D’ici là, la patience sera de mise. Mais si les promesses sont tenues, « Mawusé » et ses deux jumeaux pourraient bien changer la vie de quartiers entiers. Wait and see !








