La Commune du Golfe 1 durcit le ton contre la défécation à l’air libre. À l’occasion de l’opération Togo Propre, menée samedi 3 octobre 2026, la mairie a organisé une vaste action de salubrité sur le terre-plein central du boulevard du Mono, au niveau du rond-point Port.
Après plusieurs campagnes de sensibilisation auprès des usagers et des riverains, la municipalité entend désormais passer à la phase répressive, avec des sanctions à la clé pour les contrevenants.
Une opération de salubrité au rond-point Port
Le maire de la Commune du Golfe 1, Joseph Koamy Gbloekpo Gomado, a pris part à cette mobilisation aux côtés du personnel communal, du Service public de salubrité (SPS-G1) et de nombreux citoyens. Ensemble, les participants ont procédé au nettoyage du terre-plein central tout en sensibilisant les populations sur les comportements à adopter pour maintenir les lieux propres.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’opération Togo Propre, un programme national qui vise à améliorer le cadre de vie dans les différentes communes du pays. Pour la municipalité, il s’agissait autant de nettoyer que de rappeler les règles d’hygiène aux usagers de cet espace très fréquenté.
Des amendes pouvant atteindre 50 000 FCFA
Selon la Direction de l’Hygiène et de l’Assainissement de base, la défécation à l’air libre ainsi que le fait d’emballer et de jeter des excréments de manière inadéquate sont passibles d’une amende pouvant atteindre 50 000 FCFA. Ces infractions s’inscrivent dans le cadre des règles d’hygiène publique et du code de l’environnement et de la santé régissant la salubrité urbaine et rurale.
Concrètement, les contrevenants surpris à déféquer en plein air ou à jeter des déchets fécaux dans l’environnement ou chez des tiers s’exposent à ces sanctions. La mairie du Golfe 1 rappelle que ces dispositions ne sont pas nouvelles, mais qu’elles seront désormais appliquées avec plus de fermeté.
La sensibilisation ne suffit plus
L’objectif affiché est double : mettre fin à la défécation à l’air libre et préserver durablement la propreté de cet espace très fréquenté. Pour la municipalité, les actions de sensibilisation ne peuvent produire des résultats durables sans une responsabilisation accrue des citoyens et, au besoin, l’application de mesures coercitives.
Présent lors de l’opération, le conseil municipal a insisté sur la nécessité d’une implication collective dans la préservation de l’environnement. « La propreté de l’environnement est une affaire commune et chacun, à son niveau, doit y contribuer », a-t-il rappelé.
Au-delà des sanctions, la mairie appelle les citoyens à adopter des comportements écoresponsables et à contribuer activement à la préservation du cadre de vie. Elle souligne que la propreté d’un espace public dépend autant de l’action des services municipaux que du civisme de ses usagers.
Reste à savoir si cette fermeté suffira à modifier durablement les habitudes sur le terrain.








