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TOGO

RN1, motos et excès de vitesse : le trio meurtrier des routes togolaises

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
20 août 2026 3 min de lecture
Accidents de la route au Togo : la RN1 et les motos, principales causes

La réunion du cadre d’échange et de concertation sur la sécurité routière, tenue ce jeudi 13 août 2026 au ministère de la Sécurité, a permis de dresser un bilan contrasté de la situation des accidents de la route au Togo. Si les chiffres sont en baisse par rapport à 2025, la gravité des accidents reste préoccupante.

L’analyse comparative entre les premiers semestres 2025 et 2026 montre une amélioration : 3 191 accidents contre 3 393, 314 morts contre 344, et 4 695 blessés contre 5 002. Une tendance positive attribuée aux mesures urgentes prises par le ministère de la Sécurité et à la mobilisation de l’ensemble des acteurs.

Mais derrière ces chiffres, des réalités plus sombres persistent. Certains axes routiers et certaines catégories d’usagers paient un lourd tribut.

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La RN1, axe le plus meurtrier du pays

La Route nationale N°1 reste le corridor le plus dangereux du Togo. À elle seule, elle concentre une part importante des accidents mortels enregistrés en juillet 2026, avec l’axe OMS 50C en tête. Ce constat, récurrent, inquiète les autorités qui appellent à des actions de prévention renforcées sur ce corridor stratégique.

« La route nationale numéro 1 concentre à elle seule la grande partie des accidents mortels et il faudra continuer aussi les actions de prévention sur ce corridor », ont souligné les acteurs réunis.

Les motocyclistes, premières victimes des routes

Les chiffres sont éloquents : les motocyclistes représentent 86,4 % des victimes, aussi bien en termes de décès que de blessés. Une proportion alarmante qui témoigne de la vulnérabilité des usagers de deux-roues sur les routes togolaises.

Les tricycles ne sont pas en reste, avec une part de 5,1 % des accidents. Un comportement jugé « insensé » par les autorités, notamment chez les conducteurs de tricycles bagages et de tricycles passagers, a été déploré par les membres du cadre de concertation.

Face à cette situation, le ministère de la Sécurité lance un appel : « Il va falloir qu’ils s’approchent des auto-écoles pour apprendre le BABA du code de la route concernant la circulation à deux roues. »

L’excès de vitesse, première cause des accidents

Parmi les facteurs identifiés, l’excès de vitesse arrive largement en tête avec 60 % des accidents. Viennent ensuite les dépassements défectueux (17 %), les défauts de maîtrise (9 %) et d’autres causes (14 %).

Un constat qui a conduit les acteurs à appeler à la vigilance. « J’appelle tous les acteurs à redoubler de vigilance et à s’impliquer pour réduire surtout les excès de vitesse qui sont responsables de plus de 60 % des accidents », a-t-il déclaré.

Une mobilisation malgré tout

Pour inverser la tendance, la Division de la sécurité routière (DSR) a multiplié les actions sur le terrain. Parmi les chiffres marquants :

  • 32 521 séances de sensibilisation menées dans 118 localités
  • 32 706 personnes mobilisées
  • 27 722 véhicules surchargés délestés
  • 786 véhicules mis en fourrière
  • 875 usagers verbalisés

Malgré la baisse enregistrée, la gravité des accidents demeure. La route nationale N°1, les motocyclistes et l’excès de vitesse forment un trio meurtrier que les autorités entendent démanteler par une combinaison de sensibilisation, de contrôle et de répression.

L’urgence d’agrandir la Route Nationale Numéro 1 (RN1) est encore sur la table afin de limiter les risques d’incident. Le projet d’élargissement et de modernisation concerne en premier lieu le tronçon Togblékopé-Atakpamé long de près de 145 km.

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