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TOGO

Koutammakou : les célèbres habitations en terre crue menacées par le changement climatique

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
13 août 2026 2 min de lecture
Togo-Tourisme : Le site culturel de Koutammakou bientôt revalorisé

Le Koutammakou, ce paysage culturel unique partagé entre le Togo et le Bénin, fait face à une menace silencieuse : le changement climatique. Pour mieux anticiper ses effets sur ce patrimoine exceptionnel, les deux pays ont engagé une nouvelle évaluation du site. L’objectif est clair : renforcer la résilience de ce trésor architectural et culturel pour les générations futures.

4 205 Sikien entre Togo et Bénin

Le Koutammakou s’étend sur environ 50 000 hectares et abrite 4 205 Sikien, ces habitations traditionnelles en terre crue qui caractérisent la région. Le Bénin en compte 2 277, tandis que le Togo en abrite 1 928. Ces constructions, véritables chefs-d’œuvre d’architecture vernaculaire, sont aujourd’hui confrontées à plusieurs menaces.

Les variations de température et de précipitations, la sécheresse, la dégradation des sols et de la végétation accentuent leur vulnérabilité. Un autre défi se pose avec la raréfaction des matériaux traditionnels, qui complique davantage l’entretien et la conservation des habitations.

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Une évaluation pour anticiper les risques

L’évaluation engagée par les deux pays vise à mieux mesurer ces risques et à renforcer la résilience du Koutammakou. Elle doit permettre de mieux anticiper les effets du changement climatique sur ce patrimoine exceptionnel.

Plusieurs mesures sont envisagées. Les autorités prévoient notamment de revoir les plans de gestion du site, de mettre en place un mécanisme de suivi des impacts climatiques et de renforcer les capacités des acteurs locaux. Ces actions visent à assurer la pérennité du site face aux défis climatiques.

Protéger un patrimoine, préserver un mode de vie

La préservation du Koutammakou ne relève pas uniquement de la conservation des bâtiments. Elle implique aussi de protéger les savoir-faire et les matériaux qui permettent leur transmission. Les Sikien sont bien plus que des habitations : elles incarnent un mode de vie, une organisation sociale et une mémoire culturelle transmise de génération en génération.

Préserver le Koutammakou, c’est ainsi protéger à la fois un patrimoine architectural exceptionnel, un mode de vie ancestral et une mémoire culturelle partagée entre deux pays. Une responsabilité que le Togo et le Bénin entendent assumer face aux défis du changement climatique.

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