Chargement…
--°CLomé, TG
Publicité
EGENT Togo : Laissez le soleil payer vos factures
TOGO

Congés de détente supprimés au Togo : pourquoi les enseignants ne sont pas contents ?

Raheem Geraldo Raheem Geraldo
10 août 2026 3 min de lecture
Ameliore cette photo. Rends la plus iconique pour une publication sur les réseaux sociaux. Ne modifie rien du tout, ne change pas de posture, ni de visage; n'écris rien dessus. Je veux l'image en 1200x675

La décision est tombée comme un couperet. Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a signé le 29 juillet 2026 un arrêté portant découpage officiel du calendrier scolaire 2026-2027. Au grand dam des enseignants, une des deux périodes de congés de détente a tout simplement disparu. Le Collectif des Fédérations des Syndicats des Enseignants du Togo (COFESYET) ne l’a pas entendu de cette oreille et monte au créneau.

Une décision qui ne passe pas

Selon le nouveau calendrier, l’année scolaire débutera le lundi 14 septembre 2026 et s’achèvera le vendredi 16 juillet 2027. En plus des congés classiques de Noël et de Pâques, un seul congé de détente est prévu cette année, du vendredi 12 février au dimanche 21 février 2027. Le congé de détente de novembre, instauré en 2023-2024, a été purement et simplement supprimé.

Pour le COFESYET, c’est une décision inacceptable. Dans un courrier adressé aux Directions Régionales de l’Éducation avec copie au ministre, le Collectif dénonce les conséquences pédagogiques et sanitaires de cette suppression.

Publicité
EGENT Togo : Laissez le soleil payer vos factures

Les arguments des syndicats

Sur le plan pédagogique, les syndicats estiment que 14 semaines et 3 jours de cours continus au premier trimestre sans aucune pause constituent une charge trop lourde pour les élèves et les enseignants. « Le risque d’épuisement et de baisse de rendement est réel », souligne le COFESYET.

Sur le plan sanitaire, les syndicats rappellent que les congés de détente ont été instaurés en 2023-2024 pour préserver la santé mentale et physique des apprenants et des enseignants après six semaines de cours intensifs. « Les congés de détente n’étaient pas tombés du ciel. Le ministre Kokoroko au moins a eu à nous consulter », a rappelé un enseignant du secondaire.

Le COFESYET demande également le rétablissement de l’équité entre les trimestres. Le deuxième trimestre bénéficie encore d’une pause, alors que le premier n’en a plus. Une inégalité que les syndicats jugent préjudiciable.

Une absence de concertation dénoncée

Le COFESYET déplore également que cette décision ait été prise sans concertation avec les acteurs du système éducatif. « Si chaque ministre fera les réformes selon ses humeurs, alors que l’administration publique est une continuité, le désordre ambiant a de beaux jours », s’inquiète le Collectif.

Le ministre avait pourtant précisé, dans son arrêté, que les activités culturelles se dérouleraient au cours de la dernière semaine avant les congés de Pâques. Une annonce qui n’a pas suffi à calmer la colère des enseignants.

Le COFESYET demande le rétablissement des deux périodes de congés de détente : en octobre-novembre et en février.

Partager l’article