La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) confirme sa montée en puissance. En 2025, les unités industrielles installées sur le site ont exporté 210 000 vêtements et produits textiles vers les États-Unis, selon des chiffres communiqués par l’Autorité de coordination de la PIA (ACP). Une performance qui illustre les progrès de la stratégie togolaise de transformation locale du coton.
Une chaîne de valeur intégrée en plein essor
L’objectif poursuivi par le gouvernement togolais est clair : transformer localement le coton togolais en développant une chaîne de valeur intégrée, allant du filage et du tissage jusqu’à la confection de vêtements destinés aux marchés internationaux.
Cette dynamique s’est accélérée avec l’installation de plusieurs industriels de renom, dont Star Garments, filiale du groupe américain Charles Komar & Sons. Inaugurée en 2025 avec un investissement estimé à près de 13 milliards FCFA, cette usine constitue la première implantation du groupe hors d’Asie et approvisionne principalement des enseignes américaines.


Des exportations qui bénéficient de l’AGOA
Ces chiffres sont annoncés moins de deux ans après les premières expéditions textiles de la PIA vers les États-Unis, notamment une cargaison de plus de 123 000 vêtements destinée à la marque The Children’s Place. Les exportations bénéficient toujours des préférences commerciales offertes par l’African Growth and Opportunity Act (AGOA).
La compétitivité de la plateforme repose également sur les infrastructures logistiques du port de Lomé, principal point de sortie des produits manufacturés togolais vers les marchés internationaux.
Une plateforme qui crée des emplois pour les Togolais
Cinq ans après son lancement, la PIA revendique :
- 350 milliards FCFA d’investissements cumulés
- 25 entreprises partenaires, dont 12 déjà opérationnelles
- 6 580 emplois directs créés, dont 95 % occupés par des Togolais
Une seconde phase déjà en préparation
Une seconde phase de développement est en cours. Elle prévoit de porter le nombre d’unités industrielles à 50 et de créer plus de 10 000 emplois supplémentaires, avec un objectif de 15 000 à 20 000 emplois à l’horizon 2030.








