Les conducteurs de tricycles à bagages sont officiellement prévenus. La police va intensifier les contrôles contre les chargements jugés dangereux.
Un avertissement lancé par le commissaire divisionnaire Tassa Agba, chef de la Division de la sécurité routière (DSR), qui cible en particulier les conducteurs transportant du bois ou des barres de fer dépassant la longueur de leurs engins. Une pratique courante dans les rues de Lomé, mais extrêmement risquée pour tous les usagers de la route.
Le constat est implacable : chaque jour, dans les artères de la capitale togolaise, des tricycles chargés à ras bord sillonnent la ville, transportant tout et n’importe quoi (planches de bois, barres de fer, bidons, marchandises en tous genres) souvent sans respect des règles élémentaires de sécurité. Leurs conducteurs, généralement des jeunes en quête de revenus, prennent des risques inconsidérés pour boucler une livraison de plus.
« Un freinage brusque d’un véhicule de ce type peut empêcher d’autres usagers de réagir à temps », a souligné le commissaire Tassa Agba, rapporte Republic Of Togo.
Une mise en garde qui prend tout son sens dans une ville où la circulation est dense et où les accidents sont fréquents. Une barre de fer qui dépasse, un chargement mal arrimé qui bascule au premier virage, les conséquences peuvent être dramatiques pour les piétons, les motocyclistes ou les autres automobilistes.
Ces triporteurs, souvent de fabrication chinoise, sont bon marché et permettent à de nombreux Togolais de créer des activités de livraison. Ils sont devenus, en quelques années, un élément incontournable du paysage urbain togolais. Pratiques, économiques, ils offrent une solution de transport de marchandises dans les quartiers où les grands camions ne peuvent pas accéder.
Mais leur succès a aussi engendré des dérives. Certains conducteurs, pressés par les délais ou les besoins financiers, n’hésitent pas à surcharger leurs engins, transformant un outil de travail en véritable danger public. La DSR rappelle que si l’usage des tricycles n’est pas interdit à Lomé, le non-respect des normes de chargement expose désormais leurs conducteurs à des sanctions.











