La consommation d’électricité a poursuivi sa progression en 2024 avec une hausse de 5,1 % par rapport à l’année précédente. Une croissance portée principalement par l’augmentation du nombre d’abonnés et un quasi-équilibre entre le secteur industriel et le secteur résidentiel. Un signe encourageant pour l’électrification du pays.
Les chiffres clés de la consommation d’électricité en 2024
Selon les données officielles, la consommation nationale d’énergie électrique est passée de 1 982,70 GWh en 2023 à 2 084,60 GWh en 2024, soit une hausse de 5,14 %. Un ralentissement toutefois par rapport à la progression de 7,94 % enregistrée entre 2022 et 2023, mais qui confirme une tendance haussière durable.
La structure de la consommation révèle un quasi-équilibre entre les principaux secteurs :
- Secteur industriel et commercial : 43,95 %
- Secteur résidentiel (ménages) : 43,67 %
- Administration publique et services publics : 7,55 %
- Zones franches : 4,83 %
Ce quasi-équilibre entre ménages et industrie traduit un accroissement de la demande résidentielle par rapport à 2023, signe que l’électrification progresse et que les Togolais ont de plus en plus accès à l’électricité dans leur quotidien.
📊⚡ Panorama de la consommation d’électricité au Togo en 2024.
— Ministère de l'Energie et des Ressources Minières (@mineenergie_tg) June 17, 2026
La consommation nationale d'énergie électrique est passée de 1 982,70 GWh en 2023 à 2 084,60 GWh en 2024, soit une hausse de 5,14 % en ralentissement par rapport à la progression de 7,94 % enregistrée entre 2022 et… pic.twitter.com/BDUz1Dv9eI
Pourquoi la consommation augmente-t-elle ?
La hausse globale s’explique principalement par la croissance du nombre de consommateurs, liée aux nouveaux raccordements effectués sur le territoire. Le Togo poursuit en effet sa politique d’électrification rurale et urbaine, avec pour objectif de connecter un maximum de foyers et d’entreprises au réseau national.
Cette dynamique est soutenue par les investissements dans les infrastructures énergétiques, notamment la centrale solaire de Blitta, les projets d’énergie renouvelable et le renforcement du réseau de distribution. À terme, l’objectif est d’atteindre une couverture universelle et de réduire la dépendance aux importations d’électricité.
Un bémol : l’autoproduction non comptabilisée
Il convient de rappeler que ces chiffres n’intègrent pas l’autoproduction des industries et des particuliers (panneaux solaires, groupes électrogènes, etc.). Or, face aux aléas du réseau et aux coupures parfois récurrentes, de nombreux Togolais et entreprises ont recours à des solutions alternatives.
Cette autoproduction, si elle permet de pallier les défaillances du réseau, représente également un manque à gagner pour la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) et un défi en termes de planification énergétique. Le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de la qualité du service public restent des priorités pour les années à venir.










