Le colonel Hodabalo Awaté , ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, a haussé le ton. Face à la multiplication des occupations anarchiques des zones réservées aux lignes haute tension, il a adressé une note ferme aux autorités locales : il faut libérer ces espaces sans délai.
Une zone de sécurité de 40 mètres à respecter
Dans sa correspondance, le ministre rappelle un chiffre que beaucoup ignorent encore. La réglementation togolaise prévoit une emprise de 40 mètres autour des infrastructures électriques haute tension.
À l’intérieur de cette zone, aucune activité n’est autorisée , qu’elle soit :
- agricole
- commerciale
- artisanale
- ou liée à l’habitat
Pourtant, de nombreuses populations continuent d’occuper ces espaces dangereux, sans mesurer les risques.
Pourquoi cette décision urgente ?
Le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières a saisi le colonel Awaté sur l’ampleur inquiétante du phénomène. Des habitations, des champs et même des commerces ont été observés sous ou à proximité immédiate des lignes haute tension.
Les dangers sont réels :
- risques d’électrocution pour les personnes
- incendies pouvant détruire les biens
- instabilité du réseau électrique national
Le ministre a donc instruit les autorités compétentes (préfets, maires, chefs cantons) d’engager les actions nécessaires pour libérer complètement ces emprises dans les meilleurs délais.
Un appel à la responsabilité collective
Cette mesure vise avant tout à prévenir les accidents et à protéger les populations, mais aussi à garantir la sécurité des installations électriques stratégiques du pays.
Le colonel Awaté en profite pour lancer un appel aux populations concernées : elles doivent faire preuve de responsabilité et respecter les dispositions en vigueur. Mieux vaut prévenir que guérir.
Rappel : occuper illégalement une emprise de ligne haute tension expose à des sanctions, mais surtout à des risques mortels.











