Trafic d’ivoire : un présumé trafiquant arrêté à Lomé

Togo : un présumé trafiquant d'ivoire arrêté à Lomé
Homme Allié

La lutte contre le trafic d’espèces protégées continue au Togo. Le 16 mai 2026, un présumé trafiquant d’ivoire a été arrêté à Lomé en possession de deux défenses d’éléphant.

L’opération a été menée grâce à la collaboration entre plusieurs services : l’Office Central de Répression du Trafic de Drogue et du Blanchiment, le ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique, et l’organisation EAGLE-Togo. Le suspect a été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Lomé. Il risque une peine d’emprisonnement et une lourde amende.

Un suspect placé sous mandat de dépôt

Le présumé trafiquant d’ivoire a été déféré devant la justice. Il a été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Lomé. Conformément au code pénal togolais, il risque une peine d’emprisonnement et une lourde amende. Les montants précis n’ont pas été communiqués, mais le trafic d’ivoire est un délit grave, sévèrement puni par la loi.

Le Togo, une plaque tournante du trafic d’ivoire

Les autorités le reconnaissent : malgré les efforts engagés dans la lutte contre le braconnage, le Togo demeure une plaque tournante du trafic d’ivoire dans la sous-région. Plusieurs facteurs expliquent cette situation.

La position géographique du Togo, au cœur du golfe de Guinée, entre les pays producteurs d’ivoire (Côte d’Ivoire, Ghana, Burkina Faso, Niger) et les pays de transit ou de consommation (Nigeria, Bénin, puis Asie). La porosité des frontières, difficile à contrôler entièrement. L’existence de réseaux criminels bien organisés, qui exploitent les failles du système.

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Le Togo n’est pas un pays producteur d’ivoire (il n’y a plus ou très peu d’éléphants sauvages sur son territoire). Mais il est une zone de transit. L’ivoire braconné dans les pays voisins transite par Lomé avant d’être exporté vers l’Asie (Chine, Vietnam, Thaïlande), où la demande reste forte.

Une collaboration qui fonctionne

Cette arrestation montre que les services togolais sont actifs. La collaboration entre l’Office Central de Répression du Trafic de Drogue et du Blanchiment, le ministère de l’Environnement, et l’ONG EAGLE-Togo a porté ses fruits. EAGLE-Togo (Eco Activists for Governance and Law Enforcement) est une organisation spécialisée dans la lutte contre les trafics d’espèces protégées. Elle apporte son expertise et des informations aux autorités.

Les organisations de protection de la faune appellent à une vigilance renforcée et à des sanctions exemplaires contre les réseaux criminels. L’arrestation d’un simple trafiquant (souvent un maillon de la chaîne, pas le cerveau) ne suffit pas. Il faut remonter jusqu’aux commanditaires, aux financiers, aux exportateurs.

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