Des véhicules sans assurance circulent au Togo. Selon les autorités, environ 40 % du parc automobile national serait concerné. Une situation préoccupante qui expose les victimes d’accidents à des difficultés d’indemnisation.
Le sujet a été au centre d’une séance de travail tenue la semaine dernière sous la présidence du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Tessi.
Plusieurs acteurs réunis autour de la table
Les travaux ont réuni les principaux acteurs du secteur. Le Comité des Assureurs du Togo (CAT), le Pool d’assurance TPV motos, la Direction de la sécurité routière (DSR) et des représentants du système Carte brune CEDEAO étaient présents.
Selon les autorités, la circulation de véhicules non assurés affaiblit également le rôle économique de l’assurance. Le manque de couverture réduit les primes collectées par les compagnies. Pourtant, dans plusieurs économies africaines, l’assurance automobile reste l’un des principaux produits d’entrée vers les services assurantiels. Son faible taux de pénétration freine donc l’élargissement global du secteur.
Des contrôles croisés et la digitalisation en vue
Pour corriger la situation, l’exécutif envisage plusieurs mesures. Un couplage du contrôle des assurances avec celui de la taxe sur les véhicules à moteur et des visites techniques est prévu. L’objectif est d’utiliser les démarches déjà obligatoires pour améliorer le taux de conformité.
Les autorités publiques misent aussi sur la digitalisation des outils de contrôle, avec l’appui du système Carte brune CEDEAO. Cette orientation devrait renforcer la traçabilité des contrats, réduire la fraude documentaire et accélérer les vérifications sur le terrain.
Ce chantier pourrait aussi soutenir la modernisation du secteur dans un pays où l’inclusion assurantielle reste encore limitée. Les automobilistes togolais sont invités à régulariser leur situation pour éviter des sanctions lors des prochains contrôles.










