Wadagni au pouvoir – Une élection qui passionne au Togo : Revue du 14 avril 2026

Revue du 14 avril 2026
Homme Allié

Romuald Wadagni élu président du Bénin — mais pourquoi les Togolais étaient-ils aussi concernés que les Béninois par cette élection ? Le carburant est-il vraiment cher au Togo ? Les chiffres vont vous surprendre. Heureuse de vous retrouver dans la revue du 14 avril 2026…

Romuald Wadagni élu président du Bénin

Le Bénin vient d’élire son nouveau président — et au Togo, tout le monde en parlait. Sur les réseaux sociaux, dans les grins, dans les familles. Pourquoi les Togolais se passionnent-ils autant pour ce qui se passe chez leur voisin ?

Ce que ça veut dire concrètement

Romuald Wadagni, ancien ministre des Finances de Patrice Talon, a été élu président du Bénin avec 94,05% des suffrages, selon les résultats provisoires. Son adversaire Paul Hounkpè a obtenu 5,95% — et a lui-même reconnu sa défaite avant même les résultats officiels. Un scrutin tranquille, un transfert de pouvoir ordonné, une CEDEAO qui salue le processus. Sur le papier, ça ressemble à une démocratie qui fonctionne. Mais ce qui a frappé, c’est la réaction togolaise. Santrinos Raphael — l’un des artistes togolais les plus populaires au Bénin — a sorti une chanson intitulée « Notre Choix » pour soutenir Wadagni pendant la campagne. King Mensah s’est affiché à un meeting du candidat mercredi dernier. Et sur les réseaux sociaux togolais, les commentaires, les partages, les débats n’ont pas arrêté pendant toute la semaine de campagne.

La question que les autres médias ne posent pas

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Mais pourquoi ? Pourquoi les Togolais suivent-ils l’élection béninoise comme s’ils votaient eux-mêmes ? La réponse est dans l’histoire et dans la géographie. Le Togo et le Bénin partagent une frontière, des familles, des langues, des marchés. Des milliers de Togolais vivent et travaillent au Bénin. Des milliers de Béninois font de même au Togo. Santrinos lui-même est né d’un père béninois et d’une mère togolaise. King Mensah, d’un père togolais et d’une mère béninoise. Ces deux artistes ne sont pas des exceptions — ils sont le reflet d’une réalité : entre Lomé et Cotonou, les frontières sont administratives, pas humaines. Mais il y a un deuxième niveau de réponse, plus profond. Les Togolais ne suivent pas juste l’élection béninoise par curiosité — ils la suivent parce qu’elle leur parle de quelque chose qu’ils vivent aussi. La question du transfert de pouvoir, de la compétition politique, de ce que ça fait de voir un pays voisin organiser une alternance. C’est un miroir. Et les réseaux sociaux l’ont bien montré — les commentaires togolais ne parlaient pas que du Bénin.

Les implications pour les Togolais et la région

Ce que cette élection révèle, c’est que l’Afrique de l’Ouest est en train de devenir un espace politique partagé. Quand le Mali bascule, quand le Burkina change de cap, quand le Bénin élit un président — les Togolais le ressentent directement. Économiquement, sécuritairement, culturellement. Le détroit d’Ormuz de l’Afrique de l’Ouest, c’est la sous-région elle-même — tout ce qui s’y passe circule vite et touche tout le monde.

Romuald Wadagni a maintenant un pays à diriger — avec la menace jihadiste au nord, 30% de pauvreté, et des attentes sociales immenses. Les Togolais vont continuer à regarder. Pas comme des spectateurs — comme des voisins qui savent que ce qui se passe à Cotonou finit toujours par arriver à Lomé.

Plus de détails : https://actulome.com/romuald-wadagni-elu-president-du-benin/

Le carburant est-il vraiment cher au Togo ? Les chiffres vont vous surprendre.

    Au Togo, le prix du carburant continue de peser sur le quotidien des ménages. Selon un classement du site Global Petrol Prices pour mars-avril 2026, le pays occupe la 24ᵉ place des prix les plus élevés en Afrique, avec un litre d’essence fixé à 680 FCFA.
    Un tarif qui place le Togo dans la deuxième moitié du classement, derrière plusieurs pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore le Cameroun. Malgré cela, le pays reste en dessous de la moyenne mondiale estimée à plus de 800 FCFA le litre.
    Ces écarts s’expliquent notamment par plusieurs facteurs : l’absence de raffinerie locale, la dépendance aux importations, les taxes, mais aussi les fluctuations du marché international du pétrole.
    Face à ces réalités, les autorités ont mis en place des mécanismes de stabilisation pour limiter les hausses. Mais avec les tensions internationales, notamment liées aux crises géopolitiques, le prix du carburant reste sous pression.

    Plus de détails : https://actulome.com/prix-du-carburant-togo-24e-prix-plus-cher-dafrique/

    L’opposition Togolaise n’a pas dit son dernier mot. Quelque chose se prépare !

      Au Togo, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont décidé de se regrouper pour renforcer leur poids sur la scène politique.
      Réunis à Lomé le 13 avril, ils ont annoncé la transformation du Cadre de réflexion et d’action pour le changement en une nouvelle plateforme appelée Cadre national de concertation pour le changement.
      L’objectif : créer un front commun, après plusieurs années marquées par des divisions internes au sein de l’opposition.
      De nouvelles formations politiques ont rejoint cette initiative, aux côtés de partis déjà engagés, avec une volonté affichée de travailler ensemble autour de principes comme la solidarité, le respect mutuel et la cohésion.
      Cette nouvelle dynamique intervient dans un contexte politique marqué par des réformes institutionnelles récentes et une volonté de l’opposition de se repositionner face au pouvoir.
      Un premier test est attendu le 9 mai prochain à Lomé, avec un meeting annoncé pour mobiliser les populations.
      Mais malgré cette volonté d’unité, plusieurs défis restent à relever, notamment la capacité à maintenir cette cohésion dans le temps et à convaincre les citoyens.

      Plus de détails : https://actulome.com/togo-cncc-nouvelle-coalition-de-lopposition/

      Le paludisme recule au Togo… mais reste encore une menace pour des milliers de familles.

        Le Togo enregistre des progrès dans la lutte contre le paludisme. Entre 2023 et 2024, l’incidence est passée de 286 à 258 cas pour 1 000 habitants, avec une baisse notable du taux de mortalité.
        Des résultats encourageants, qui traduisent les efforts engagés par les autorités sanitaires.
        Mais sur le terrain, la réalité reste préoccupante. En 2024, plus de 2,18 millions de cas ont été enregistrés, pour près de 1 000 décès. Les enfants de moins de 5 ans restent les principales victimes, représentant environ 70 % des cas graves.
        Pour renforcer la lutte, plusieurs actions sont en cours. Plus de 700 000 moustiquaires imprégnées seront distribuées en 2026, pour un investissement estimé à 1,3 milliard de FCFA. Les régions les plus exposées comme les Plateaux et les Savanes sont prioritaires.
        Autre avancée majeure : l’introduction du vaccin antipaludique R21/Matrix-M, désormais intégré au programme de vaccination. Ce vaccin offre jusqu’à 75 % de protection contre les formes de la maladie.
        Malgré ces efforts, le défi reste important : réduire durablement les cas et protéger les populations les plus vulnérables.

        Plus de détails : https://actulome.com/lutte-contre-le-paludisme-togo-enregistre-progres/

        Fin de ce récap de l’actualité dans la revue du 14 avril 2026… Merci à vous qui nous suivez de près ou de loin… Continuez de vous abonner si ce n’est pas fait et restez connecter pour toutes informations…

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