Les États membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ont adopté la “Déclaration de Lomé”, un document stratégique destiné à harmoniser les politiques de recherche scientifique dans l’espace académique francophone africain.
Cette décision a été prise à l’issue de la 7ᵉ édition des Journées scientifiques de l’organisation, tenue du 9 au 12 mars 2026 dans la capitale togolaise. Ce texte vise à renforcer la coopération entre les 19 pays membres et à améliorer la coordination des stratégies nationales de recherche.
Une vision commune pour la recherche scientifique
La “Déclaration de Lomé” constitue l’un des principaux résultats des travaux organisés dans le cadre des Journées scientifiques du CAMES. Le document a été préparé lors de rencontres techniques à Bamako avant d’être examiné et amendé par les ministres réunis à Lomé.
Pour le secrétaire général du CAMES, Souleymane Konaté, cette initiative marque une étape importante pour l’organisation.
« La première avancée majeure est la déclaration de la politique commune de recherche de l’espace CAMES, affectueusement nommée Déclaration de Lomé. Ce texte fondateur n’est pas une déclaration d’intention de plus. C’est notre vision collective de la recherche scientifique que nous voulons », a-t-il indiqué.Plus de 1000 participants mobilisés
La rencontre a rassemblé plus de 1000 participants, dont 903 communicants venus d’Afrique, mais également d’Europe et d’autres régions du monde. Le programme scientifique comprenait près d’un millier de communications présentées sous forme d’exposés oraux et de posters, couvrant plusieurs domaines de recherche.
Dans son discours de clôture, le ministre togolais chargé de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a salué l’adoption de ce cadre commun. Selon lui, il est désormais essentiel de renforcer les liens entre les chercheurs et les institutions nationales afin de favoriser la circulation des savoirs, des technologies et des talents au sein de l’espace académique africain.
Un défi majeur : le financement de la recherche
Au-delà de la coordination scientifique, les discussions ont également porté sur la question du financement de la recherche et son orientation vers des secteurs productifs comme l’énergie, l’agro-industrie ou encore la transformation locale des ressources.
Les États membres du CAMES sont désormais appelés à traduire les engagements de la Déclaration de Lomé en politiques nationales concrètes afin de soutenir le développement scientifique et économique. Ce chantier reste crucial pour le continent africain, qui représente plus de 18 % de la population mondiale mais ne produit qu’environ 2 % de la recherche scientifique mondiale, dont près de 1 % pour l’espace CAMES.











