Le gouvernement togolais prévoit d’acquérir prochainement des équipements de pesage notamment deux pèse-camions destinés à renforcer le contrôle des poids lourds circulant à la frontière avec le Bénin.
Ces équipements seront installés aux postes de contrôle juxtaposés de Sanvee Condji border post et Hillacondji border post, deux points stratégiques pour le trafic routier entre les deux pays. Cette initiative s’inscrit dans la deuxième phase du projet de réhabilitation de l’axe routier reliant Lomé à Cotonou, financé par la Banque africaine de développement.
Un phénomène de surcharge qui fragilise les routes
La surcharge des camions constitue depuis plusieurs années un problème majeur sur les routes togolaises. Certains véhicules transportent des charges largement supérieures aux normes autorisées, parfois jusqu’au double de la capacité prévue. Or, ces routes ont été conçues pour supporter des poids bien inférieurs.
Cette situation provoque une dégradation rapide de la chaussée, notamment l’apparition de fissures et de nids-de-poule. Les coûts de réparation peuvent atteindre plusieurs milliards de francs CFA. Au-delà des dommages causés aux infrastructures, la surcharge des camions représente aussi un danger pour les usagers de la route.
Chaque année, de nombreux accidents sont liés à ces pratiques. Les camions trop chargés rencontrent souvent des difficultés de freinage et peuvent se renverser en pleine circulation, mettant en danger conducteurs et passagers.
Des contrôles renforcés grâce à la technologie
L’installation des nouveaux dispositifs de pesage permettra de mieux surveiller les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur cet axe stratégique. Ces poids lourds assurent en grande partie le transport de marchandises entre les ports de Port autonome de Lomé et de Port autonome de Cotonou, deux hubs logistiques majeurs en Afrique de l’Ouest.
Malgré les campagnes de sensibilisation déjà menées, la surcharge persiste. Face à ce constat, les autorités togolaises misent désormais sur des solutions technologiques pour renforcer les contrôles. L’objectif est double : préserver les infrastructures routières et améliorer la sécurité sur les routes.











