La Coupe du monde 2026 ne se jouera pas uniquement sur les pelouses nord-américaines. En coulisses, plusieurs pays africains participeront à la fabrication des maillots officiels. Parmi eux, deux membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) : le Mali et le Burkina Faso.
Aux côtés du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Tchad, ces pays ont été retenus en raison de leur poids dans la production cotonnière africaine. Pour la campagne 2024-2025, le Mali a produit plus de 656 000 tonnes de coton, se positionnant parmi les leaders régionaux, juste derrière le Bénin.
Cette initiative s’inscrit dans un partenariat entre la Fédération internationale de football association (FIFA) et l’Organisation mondiale du commerce, visant à promouvoir une transformation locale du coton africain. L’ambition est claire : proposer des maillots en grande partie fabriqués en Afrique pour les 48 équipes qualifiées, soit plus de 60 modèles (domicile, extérieur et éditions spéciales).
Au-delà de l’événement sportif, le projet valorise la filière coton-textile du C4+1 (Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad et Côte d’Ivoire). Longtemps exporté à l’état brut, le coton sahélien est désormais transformé sur place pour générer davantage de valeur ajoutée.
Au Bénin, la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) joue un rôle clé dans cette stratégie industrielle. Des infrastructures modernes y permettent d’assurer la transformation et la confection des produits finis destinés au marché international.
En confiant une partie de la production aux pays ouest-africains, la FIFA entend soutenir l’industrialisation du continent et faire du football un moteur économique. Cette dynamique pourrait renforcer la visibilité et la compétitivité du textile africain sur la scène mondiale.
Ainsi, pour le Mondial 2026, le Sahel ne brillera pas seulement par son coton, mais aussi par sa capacité à transformer cette ressource en produits finis estampillés “Made in Africa”.








