C’est un chiffre qui donne la mesure de l’engagement international en faveur de la sécurité alimentaire au Togo. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a révélé le 19 février 2026 le montant de ses investissements dans le pays pour l’année écoulée : 3,5 milliards FCFA. Une manne financière qui s’est traduite par des réalisations concrètes sur le terrain, de la modernisation des infrastructures au renforcement des capacités des producteurs.
Des infrastructures modernes sorties de terre
Le volet le plus visible de cette coopération concerne la construction et l’équipement d’ouvrages agricoles. Pas moins de 35 infrastructures ont été réalisées sur l’ensemble du territoire togolais.
Parmi les projets les plus marquants :
- Une unité d’étuvage du riz à Dankpen, dans la région de Kara
- Cinq unités de transformation agroalimentaire dédiées aux Organisations Professionnelles de Femmes Agricoles (OPFA)
- Un centre d’alevinage modernisé à l’ITRA dans la préfecture des Lacs, désormais doté d’une écloserie moderne et d’un poste de transformation électrique de 400 kVA
Côté logistique, la FAO a également réalisé 10 forages et distribué 12 tricycles ainsi que de nombreuses motopompes pour faciliter le travail des producteurs.

36.000 personnes formées pour l’agriculture de demain
Au-delà du matériel, l’agence onusienne a misé sur le capital humain. Ce sont 36.000 personnes qui ont bénéficié de formations et de sensibilisations adaptées aux défis contemporains.
Trois axes majeurs ont structuré ces apprentissages :
- L’adaptation climatique : promotion de l’approche EbA (Adaptation fondée sur les écosystèmes) et gestion durable des forêts
- La gouvernance : appui à la gestion des coopératives et à l’entrepreneuriat féminin
- La santé publique : mise en œuvre de l’approche « One Health » contre la résistance aux antimicrobiens et pour la biosécurité avicole

Des résultats qui se mesurent dans les assiettes
L’impact direct de ces investissements sur la sécurité alimentaire des ménages ruraux est chiffrable. 3.535 ménages ont reçu des semences améliorées (maïs, riz, maraîchage), des biopesticides et des engrais pour booster leur production.
Côté élevage, une campagne de vaccination d’envergure a protégé le cheptel : 636.766 têtes de bétail ont été vaccinées grâce à plus d’un million de doses, sécurisant ainsi les moyens de subsistance de 123.000 ménages.

La FAO a également œuvré pour la préservation des écosystèmes, avec la restauration de 1.757 hectares de terres, incluant des mangroves et des forêts communautaires. Une action qui combine lutte contre le changement climatique et protection des ressources naturelles.
Un cadre stratégique pour durer
Pour que ces acquis ne restent pas éphémères, la FAO a produit 25 documents stratégiques et techniques. Plans nationaux d’adaptation, guides sur la gestion des pesticides, études de faisabilité innovantes (comme celle sur la vente de lait de coco glacé climato-intelligent) : autant d’outils pour guider l’action future.

3,5 milliards FCFA investis, des milliers de producteurs formés, des infrastructures sorties de terre, des têtes de bétail vaccinées… Le bilan 2025 de la FAO au Togo parle de lui-même. Reste désormais à pérenniser ces acquis et à amplifier la dynamique pour que la sécurité alimentaire devienne une réalité durable pour tous les Togolais.










