Le Togo vit une révolution aquacole silencieuse mais spectaculaire. Entre 2020 et 2025, la production nationale de poissons est passée d’environ 120 tonnes à près de 3500 tonnes. Une progression de plus de 300% qui transforme le visage de l’aquaculture togolaise.
Derrière ces chiffres, des milliers de pisciculteurs, des investissements, des emplois. Et désormais, une urgence : la biosécurité. La croissance fulgurante du secteur n’a pas été accompagnée d’un cadre juridique adapté pour protéger vos élevages contre les maladies. Le gouvernement l’a reconnu : un vide juridique persiste dans la loi encadrant la pêche et l’aquaculture. En clair, la production de poissons évolue dans un environnement sans filet sanitaire.
Avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le Togo prépare une réforme majeure. L’objectif : élaborer des textes conformes aux normes de la FAO et de l’OMS pour encadrer la biosécurité dans le secteur aquacole.
Pendant que la production nationale de poissons explose, le Togo continue d’importer massivement du poisson. Ces importations, si elles ne sont pas contrôlées, constituent une porte d’entrée potentielle pour des pathogènes. Le défi est donc double : protéger la production locale tout en régulant les importations pour éviter l’introduction de maladies.










