Togo/ Affaire Madjoulba : Le Général Kadangha de nouveau face à la justice

procès Général Kadangha
Homme Allié

La justice militaire togolaise rouvre un dossier sensible. Ce lundi 16 février 2026 s’est ouvert le procès en appel de Félix Abalo Kadangha, ancien chef d’état-major des armées, devant le tribunal militaire de Lomé. L’audience très attendue du Général Kadangha, renvoyée depuis novembre dernier, qui replonge le pays dans l’une de ses affaires judiciaires les plus complexes.

Tout commence le 4 mai 2020. Ce jour-là, au petit matin, le colonel Toussaint Bitala Madjoulba, commandant du premier bataillon d’intervention rapide, est retrouvé sans vie dans son bureau, au camp militaire de Lomé, baignant dans une mare de sang. Quelques heures plus tôt, le président Faure Gnassingbé venait d’être investi pour un nouveau mandat.

L’auteur du crime n’a jamais été formellement identifié. Les circonstances exactes du décès du haut gradé restent, à ce jour, entourées de mystère.

Une première condamnation lourde

Dans ce dossier, le Général Kadangha, qui a dirigé l’armée togolaise de 2013 à 2020, a été arrêté en janvier 2023, près de trois ans après les faits. Jugé en première instance aux côtés de six autres militaires, l’ancien chef d’état-major a écopé de la peine la plus sévère : 20 ans de prison pour :

  • Complot contre la sûreté de l’État
  • Complicité d’assassinat
  • Entrave à la justice

La défense contre-attaque

Les avocats du général Kadangha n’ont jamais accepté ce verdict. En première instance, ils avaient dénoncé un procès « entaché de vices de procédure » et un « manque criant de preuves« . Le recours en appel représente donc une opportunité majeure pour faire infirmer cette condamnation.

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Selon nos confrères de RFI, la défense attend beaucoup de cette nouvelle audience pour tenter de démontrer les failles de l’accusation. L’affaire Madjoulba reste l’une des plus opaques de l’histoire judiciaire togolaise récente.

Si la cour d’appel confirmait le jugement de première instance, le général Kadangha resterait derrière les barreaux pour purger sa peine de 20 ans. Une infirmation, en revanche, pourrait le remettre en liberté et relancer les spéculations sur les véritables responsables de la mort du colonel Madjoulba.

L’audience, qui s’est ouverte ce lundi, devrait durer plusieurs jours. Le verdict, lui, est attendu dans les semaines à venir

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