L’École de formation des officiers des forces armées togolaises (EFOFAT) , basée à Pya dans la région de la Kara, a un nouveau commandant. Le colonel Rembena Komlan Allahare succède au colonel Napo Djorre Agba à la tête de cette institution militaire stratégique pour le Togo et la sous-région.
Cette nomination marque un nouveau chapitre pour l’EFOFAT, créée en 1995, qui s’est imposée en trois décennies comme un creuset de formation militaire d’excellence.
Un parcours académique et militaire solide
Âgé de 51 ans, le nouvel officier dispose d’un parcours académique et militaire diversifié, qui l’a préparé à cette fonction de premier plan. Titulaire d’une maîtrise en anglais de l’Université de Lomé, le colonel Allahare a également suivi plusieurs formations militaires à l’étranger.

Son parcours international l’a notamment conduit au Cameroun, au Sénégal, au Ghana et au Kenya. Depuis 2018, il est diplômé de l’École de guerre du National Defence College au Kenya, une formation de haut niveau qui témoigne de son expertise stratégique.
Avant sa nomination, il occupait les fonctions de chef de la division formation à l’État-major général des Forces armées togolaises (FAT) , une expérience précieuse pour piloter désormais la formation des futures générations d’officiers.

L’EFOFAT, une institution au service de la nation et de la sous-région
Créée en 1995, l’EFOFAT joue un rôle fondamental dans la formation des officiers togolais et étrangers. L’école dispense une formation interarmes, technique et tactique, préparant les futurs officiers à exercer des responsabilités de commandement.
Elle contribue également au perfectionnement des officiers, en les préparant à accéder à l’enseignement militaire supérieur. La formation associe plusieurs dimensions — académique, militaire et morale — dans le but de former des officiers capables d’assumer leurs responsabilités au service de la nation.
En trois décennies, l’EFOFAT a formé 1 178 officiers togolais et étrangers. Ces officiers viennent notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Centrafrique, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger et du Tchad. Cette ouverture régionale renforce le rôle de l’école et confirme sa place comme acteur clé de la coopération militaire dans la sous-région.
Au-delà d’un simple changement de commandement, cette nomination intervient dans une institution qui s’est progressivement imposée comme un outil de formation et de coopération militaire régionale. Le colonel Allahare aura pour mission de poursuivre et d’amplifier ce travail essentiel.








