Chantiers abandonnés au Togo : l’État et le BTP se retrouvent pour trouver des solutions

Chantiers abandonnés au Togo : l'État et le BTP se retrouvent pour trouver des solutions

Le casse-tête des chantiers abandonnés enfin sur la table. Ce jeudi 12 février 2026, une rencontre de haut niveau a réuni à Lomé les représentants du gouvernement et les opérateurs économiques du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP). Objectif : mettre fin à l’hémorragie des projets publics laissés en souffrance.

Initiée par le Comité technique de concertation État-secteur privé, cette réunion marque un tournant dans la relation entre les autorités et les acteurs du BTP. Le diagnostic posé est sans complaisance : le secteur souffre de maux chroniques qui entravent son rôle de moteur de la transformation économique.

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Les griefs sont nombreux. Côté performances, on pointe des insuffisances qualitatives sur les ouvrages réalisés, des retards systématiques dans l’exécution des marchés, et pire encore, des abandons purs et simples de chantiers. À cela s’ajoutent des difficultés structurelles : accès au financement complexe, défis techniques persistants, et respect aléatoire des normes et procédures.

Sur la question brûlante des chantiers abandonnés, l’exécutif a été ferme. Il est impératif de situer les responsabilités et de prendre les dispositions nécessaires pour que ces situations ne se reproduisent plus. Fini le temps où les projets publics pouvaient s’éterniser sans justification.

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Le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, a fixé le cap sans ambages : « À l’issue des discussions, chaque partie devra prendre des engagements pour qu’à l’avenir, lorsqu’un marché public est attribué, nous soyons certains qu’il sera exécuté dans les normes. » Une déclaration qui sonne comme un avertissement aux entreprises peu scrupuleuses.

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Pour transformer la parole en actes, une commission mixte État-secteur privé va être mise sur pied. Sa mission : compiler les discussions, analyser les blocages, et produire un document engageant les deux parties sur des solutions concrètes et applicables.

Cette première rencontre de l’année 2026 se veut le début d’un dialogue constructif, loin des déclarations de façade. Reste à savoir si elle parviendra à sortir le BTP togolais de l’ornière et à redonner confiance aux citoyens qui voient trop souvent les chantiers publics s’enliser.

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