Un bouleversement majeur est en cours dans le paysage technologique togolais. La startup Umbaji, sous la direction d’Essowè Justin Bakoubolo, a lancé YODI, la première plateforme d’intelligence artificielle entièrement togolaise du pays. Cette IA révolutionnaire, « Made in Togo », est conçue pour comprendre, traduire et parler les langues locales.
Découvrez YODI : L’IA qui comprend le Togo
La plateforme, baptisée YODI (qui signifie « parler » en kabye), est bien plus qu’un simple outil de traduction. Elle se distingue des géants mondiaux de la tech par une expérience profondément localisée. Cette IA possède la capacité unique de générer des traductions audio et même de passer des appels et d’envoyer des messages vocaux ou SMS en éwé, tem, mina et kabye. Cette fonctionnalité transcende le simple texte à l’écran, créant un véritable pont vocal et interactif pour des millions de Togolais.
Cette innovation répond à un défi majeur au sein du riche patrimoine culturel togolais : sa diversité linguistique. Source de fierté nationale, cette diversité peut aussi constituer un frein à l’inclusion numérique et sociale. Cette IA est conçue pour lever ces obstacles, garantissant ainsi l’accès aux technologies de l’information et de la communication essentielles à tous, quelle que soit leur langue maternelle. Ses applications sont vastes et couvrent l’éducation, la santé, la finance et le commerce.
Comment accéder à la plateforme YODI
Pour ceux qui souhaitent découvrir cette prouesse technologique nationale, y accéder est très simple. La plateforme est actuellement disponible sous forme d’application web, et une application mobile dédiée est en cours de développement. Les services de traduction de texte sont gratuits, permettant aux utilisateurs d’explorer ses fonctionnalités. Le service n’applique de frais que pour ses fonctionnalités avancées, telles que les appels vocaux et les messages, facturés selon les tarifs de l’opérateur de télécommunications Yas Togo.
Pour atteindre son niveau de sophistication actuel, les équipes d’Umbaji ont travaillé en étroite collaboration avec des experts et des contributeurs du Ghana, du Bénin et du Nigéria. Le projet fonctionne selon un modèle open source, invitant une communauté à contribuer à la création d’un ensemble de données reflétant fidèlement les contextes locaux et les nuances linguistiques.