Xabi Alonso limogé, le Real Madrid tourne une page de manière spectaculaire et brutale. Moins de 24 heures après la défaite en finale de la Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone (3-2), le club a annoncé, ce lundi, le départ avec effet immédiat de son entraîneur, Xabi Alonso. L’ancienne légende du club, rentrée au pays l’été dernier après son succès au Bayer Leverkusen, n’aura tenu que six mois sur le banc de la Casa Blanca.
Dans un communiqué officiel, le club a acté une séparation « d’un commun accord », remerciant Alonso qui « incarne les valeurs de notre club » et à qui « le Real Madrid restera toujours sa maison ». Pour le remplacer, le Real a fait appel à une autre de ses anciennes gloires : Álvaro Arbeloa, nommé entraîneur principal dans la foulée.
Xabi Alonso après un mariage qui a tourné court
L’arrivée de Xabi Alonso en juin 2025 était présentée comme le retour du fils prodige, celui qui allait réconcilier l’identité madrilène avec un football moderne. Malgré des débuts corrects, la pression est rapidement devenue insoutenable. La gestion d’un vestiaire d’étoiles, des performances irrégulières en Liga (le Barça compte 4 points d’avance) et surtout l’échec dans le premier Clasico de la saison, celui d’un trophée, ont eu raison de sa crédibilité.
La défaite de dimanche face au grand rival, dans un match où le Real a paru dépassé, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le club, intransigeant sur les résultats, a pris la décision radicale de changer de cap immédiatement, sans attendre la trêve hivernale.
Álvaro Arbeloa, de la Cantera au banc

Pour succéder à Alonso, le Real Madrid a opté pour une solution interne et symbolique : Álvaro Arbeloa. Ancien défenseur droit des équipes de José Mourinho et double champion d’Europe avec le club (2014, 2016), Arbeloa connaît l’institution sur le bout des doigts.
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Jusqu’ici responsable des équipes de jeunes (Juvenil A), il incarne un lien fort avec la culture du club et la formation. Sa nomination ressemble à un retour aux fondamentaux : un entraîneur « madridiste » pur jus, chargé de ressouder un groupe et de naviguer en attendant une décision à plus long terme. C’est un pari risqué, mais qui évite d’introduire une philosophie extérieure en pleine saison.
Une chose est sûre : la défaite contre le Barça n’a pas seulement coûté une Supercoupe au Real, elle a précipité la fin d’un projet et plongé le club dans une nouvelle turbulence. La pression sur Álvaro Arbeloa est déjà maximale.










