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Vendredi 23 octobre 2026
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Togo

Le Togo à deux doigts de vaincre le Sida, mais un défi persiste

En matière de santé publique, le Togo peut se targuer d’une réussite notable. Le pays figure désormais parmi les nations qui font figure de « bon élève » dans la lutte contre le VIH/sida. C’est le message porté par le Dr Christian Mouala, directeur multi-pays de l’ONUSIDA, lors d’une rencontre avec le président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou.

L’occasion pour le responsable onusien de saluer les résultats engrangés par Lomé. Le Togo se rapproche à grands pas des objectifs fixés par les Nations unies, au point que l’élimination de la maladie comme menace de santé publique d’ici 2030 est désormais jugée crédible. « Le pays est presque arrivé au bout du tunnel », a estimé le Dr Mouala.

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Lutte contre le VIH/Sida au Togo : les chiffres parlent d’eux-mêmes

Pour comprendre cette performance, il faut se pencher sur l’objectif « 95-95-95 ». Ce triptyque onusien exige que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 95 % d’entre elles soient sous traitement, et que 95 % des patients traités aient une charge virale indétectable.

Le Togo affiche des scores très proches de ces cibles : 94 % pour la connaissance du statut, 93 % pour l’accès au traitement, et 85 % pour la charge virale indétectable. Si le dernier palier reste le plus difficile à franchir, la dynamique globale est indéniablement positive. Le pays fait mieux que de nombreux voisins de la sous-région.

Le défi des 15-24 ans

Derrière ces chiffres encourageants se cache une réalité plus nuancée. Tous les indicateurs ne sont pas au vert. L’ONUSIDA pointe du doigt une tranche d’âge où les progrès restent insuffisants : les jeunes de 15 à 24 ans.

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Pour combler ce retard, l’agence onusienne s’engage à renforcer son appui. Deux axes principaux ont été identifiés. D’abord, la prévention de la transmission de la mère à l’enfant, qui reste un levier crucial pour stopper la propagation dès la naissance. Ensuite, le déploiement d’une stratégie multisectorielle ciblant spécifiquement les adolescents et les jeunes adultes.

Un rôle moteur sur la scène internationale

Au-delà des frontières togolaises, le pays joue également un rôle actif dans les discussions mondiales. L’ONUSIDA a tenu à souligner l’implication de Lomé lors de l’adoption, en juin 2026, de la nouvelle déclaration politique sur le VIH. Le Togo a également apporté son soutien à la position commune africaine sur la question.

Pour les personnes vivant avec le VIH au Togo, les progrès sont concrets. L’accès aux traitements antirétroviraux s’est généralisé, permettant à la grande majorité des patients de vivre normalement et d’atteindre une charge virale indétectable. La stigmatisation, bien que toujours présente, recule à mesure que la maladie devient chronique plutôt que mortelle.

Cependant, les 85 % de patients ayant une charge virale indétectable rappellent qu’il reste 15 % de personnes chez qui le virus circule encore. L’enjeu pour les prochaines années sera d’aller chercher ces patients, de les maintenir sous traitement et de concentrer les efforts sur la jeunesse. Le bout du tunnel est proche, mais il exige une vigilance de tous les instants.

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L'auteur Raheem Geraldo

Je suis Raheem GERALDO, un passionné de nouvelles technologies et de médias. Je ne tiens pas en place. Toujours prêt à partager mon savoir-faire, que ce soit en…

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