Variole du singe : la vraie cause du virus enfin éclaircie

Variole du singe : la vraie cause du virus enfin éclaircie
Homme Allié

La variole du singe, désormais appelée Mpox, continue de susciter l’attention des autorités sanitaires mondiales. Entre 2022 et 2023, plus de 86 000 cas ont été recensés dans 110 pays, avec une centaine de décès enregistrés.

À l’époque, la crainte d’une nouvelle pandémie mondiale, encore marquée par le souvenir du Covid-19, avait alimenté une vive inquiétude.

Pourtant, malgré son nom, les singes ne seraient pas à l’origine du virus. Découverte pour la première fois en 1958 chez des primates de laboratoire, la maladie a longtemps été associée aux singes. Mais les chercheurs soupçonnaient déjà que ces derniers n’étaient pas les véritables réservoirs naturels du virus.

Des études récentes ont relancé le débat sur l’origine du Mpox. En 2023, une flambée du virus a été observée chez des mangabeys, poussant les scientifiques à approfondir leurs investigations. Des centaines d’échantillons prélevés sur des rongeurs et des musaraignes au cours des cinq dernières années ont été analysés.

Résultat : un seul animal s’est révélé porteur du virus, un écureuil à pattes rousses. Fait troublant, l’animal serait décédé environ trois mois avant l’apparition des premiers cas détectés chez les singes. Les analyses effectuées sur les primates infectés ont ensuite révélé la présence d’ADN correspondant à celui de cet écureuil.

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Les chercheurs avancent l’hypothèse qu’un singe aurait pu contracter le virus après avoir consommé un rongeur contaminé.

Si ces résultats apportent un nouvel éclairage, les scientifiques soulignent que des études complémentaires restent indispensables pour confirmer le rôle exact de certains rongeurs dans la transmission du virus. Comprendre les mécanismes de mutation et de propagation du Mpox demeure essentiel afin d’améliorer les stratégies de prévention et de traitement.

Cette découverte contribue néanmoins à corriger une idée reçue persistante : le singe ne serait pas la cause première de la maladie, mais plutôt un hôte intermédiaire.

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